À PROPOSQu'est-ce que l'ALPABEM ?

La mission de l’ALPABEM

L’ALPABEM a pour mission de soutenir les membres de l’entourage d’une personne qui présente des manifestations cliniques reliées à un trouble majeur de santé mentale, en leur offrant une gamme de services visant à les informer, les aider et les outiller en vue d’une meilleure qualité de vie.

Les objectifs de l’ALPABEM

  • Apporter du soutien et de l’information aux familles et amis touchés par la maladie mentale, développer des modes d’entraide et amener chaque famille, leurs parents et amis à découvrir et mieux utiliser leur propre potentiel.

 

  •  Faire connaître les ressources du milieu, aider à mieux les utiliser et favoriser la communication avec les divers intervenants.

 

  • Encourager les projets novateurs et le développement d’expertises répondant aux besoins des familles et amis.

 

  • Contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des familles et amis de même qu’à celle de leurs proches atteints de maladie mentale.

 

  • Promouvoir les intérêts des familles et des amis de la personne atteinte de maladie mentale auprès des partenaires et instances décisionnelles.

 

  • Appuyer les recherches sur les maladies mentales.

 

  • Sensibiliser l’opinion publique aux problèmes reliés à la maladie mentale et aux impacts de ceux-ci sur les familles et amis.

 

  • Recevoir des dons, legs et autres contributions de même nature en argent, en valeurs mobilières, administrer tels dons, legs et contributions dans le but de promouvoir les objets de l’ALPABEM; organiser des campagnes de souscription dans le but de recueillir des fonds pour des fins charitables et solliciter des dons envers l’association.

Les valeurs de l’ALPABEM

Le processus d’accueil que l’on retrouve au sein de l’ALPABEM est basé sur l’importance d’offrir un service personnalisé et confidentiel, empreint d’empathie, de respect et de diligence.

L’ALPABEM se fait un devoir de s’assurer qu’il y ait toujours quelqu’un pour répondre aux demandes d’aide sur les heures d’ouverture de l’association (par téléphone ou en personne).

Advenant une référence vers une autre ressource, celle-ci sera faite de manière personnalisée, c.à.d. que l’ALPABEM fera appel à son réseautage (sectoriel, intersectoriel ou multisectoriel) afin de s’assurer que le demandeur obtienne une réponse adéquate à sa requête.

L’histoire de l’ALPABEM

Les familles aux prises avec des problèmes de santé mentale se retrouvent souvent isolées lorsque la maladie mentale de leur proche se déclare brusquement dans leur vie. Encore un tabou au sein de notre société, la maladie est associée à tort au résultat d’une mauvaise éducation ou à l’influence d’un environnement malsain.

En l’absence de ressources appropriées, mères, pères, frères, sœurs, conjoint(e)s et amie(e)s supportent l’odieux de la situation. Ils se réfugient souvent dans le silence, lahonte et la culpabilité.

 

Vers la fin des années 70, différents projets et interventions avaient été mis de l’avant par les professionnels de la santé pour venir en aide aux familles et aux proches des individus atteints de maladie mentale. Pour différentes raisons, ces initiatives ont graduellement laissé place à l’émergence de l’idée d’un groupe d’entraide. C’est donc par un ensemble de circonstances que l’Association lavalloise de parents et amis pour lebien-être mental a vu le jour au mois de mai 1981.

 

Au début des années 80, plusieurs parents de personnes atteintes de maladie mentale avaient exprimé le souhait de rencontrer d’autres parents avec qui ils pourraientpartager leur vécu respectif. Ils désiraient sortir de leur isolement, faire quelque chose pour eux-mêmes et pour leurs enfants et, si possible, agir au niveau communautaire. Avec l’aide d’une travailleuse sociale, d’un psychologue et d’une infirmière agissant comme animateurs et informateurs, ils se sont réunis, ont débuté les rencontres d’échanges et ont entrepris les démarches d’incorporation afin que l’Association lavalloise de parents pour le bien-être mental voit le jour.

 

Un peu plus en détail…

Un ensemble de circonstances favorables ont permis en mai 1981 que l’ALPABEM démarre facilement et prenne rapidement de l’essor. Dès la création de l’Unité des Services Psychiatriques de la Cité de la Santé (USP) en janvier 1978, les professionnels ont opté pour une philosophie d’intervention où l’approche familiale était privilégiée. C’est ainsi qu’en septembre 1979, une travailleuse sociale spécialisée en thérapie conjugale et familiale a eu pour tâche principale de travailler auprès des couples et des familles référées par les équipes. Après l’évaluation du bénéficiaire identifié, chaque équipe de secteur a généralement assumé dans un premier temps les rencontres avec les familles des bénéficiaires hospitalisés ou traités en externe. Les équipes ont par la suite référé à la travailleuse sociale les familles qui avaient besoin d’une aide à plus long terme. À l’automne 1979, le personnel infirmier du service interne s’est interrogé sur la meilleure façon d’aider les familles qui venaient visiter un des leurs.

Les infirmiers et infirmières étaient conscients de l’opportunité qui leur était donnée d’interagir régulièrement avec les familles des bénéficiaires. Leurs avis et conseils étaient d’ailleurs très sollicités. À leur demande, des sessions d’information et de sensibilisation à l’approche familiale leur ont été données par la travailleuse sociale. Avec le temps, ces professionnels sont devenus des intermédiaires actifs auprès des familles pendant l’hospitalisation.

Jusqu’en mai 1981, des familles ont reçu de l’aide séparément. Toutefois, l’idée d’offrir aux parents et aux familles de participer à un groupe d’entraide était déjà née. Dès la création de l’Association Québécoise des Parents et Amis du Malade Mental (AQPAMM) en septembre 1979, les parents de quelques-uns de nos jeunes bénéficiaires furent invités à se joindre à cette association provinciale. Les réunions de ce groupe avaient lieu au centre-ville de Montréal. Il est dès lors apparu que la distance empêchait une majorité de parents de Laval d’y participer.

L’idée d’un groupe d’entraide fut reprise en novembre 1979. Des intervenants professionnels de la Cité de la Santé, du Pavillon Albert-Prévost, des quatre C.L.S.C. de Laval et du Bureau des Services Sociaux de Laval ont tenté de jeter les bases d’un groupe lavallois de l’AQPAMM avec la collaboration de cet organisme et de l’Association Canadienne pour la Santé Mentale. Le projet, très louable par son envergure et ses objectifs, fut de courte durée. Cet échec a pu être attribué principalement à la difficulté de réunir dans un même groupe des parents et amis de personnes souffrant de maladies mentales de nature différente et de tenter de répondre adéquatement à leurs attentes respectives. Cette brève expérience a aussi amené les intervenants professionnels à se demander s’il ne serait pas mieux de laisser aux parents la possibilité de s’organiser entre eux. Jusque là, la responsabilité du fonctionnement du groupe avait été portée par les professionnels seulement.

Durant les années 1980-81, plusieurs parents de nos jeunes bénéficiaires avaient exprimé le souhait de rencontrer d’autres parents avec qui ils pourraient partager leurs vécus respectifs. Ils désiraient sortir de leur isolement, faire quelque chose pour eux-mêmes et pour leurs enfants et si possible agir au niveau communautaire.

Au printemps 1981, le projet de former un groupe d’entraide restreint aux parents de bénéficiaires de l’USP fut formulé avec l’accord des membres des équipes de secteur. La population-cible fut identifiée et le rôle des trois professionnels appelés à s’impliquer dans le projet fut bien défini (sur les principes de formation de groupes d’entraide, voir Silvermanetal, 1978; Harris, 1981; Hill, 1984). Il fut décidé de mettre sur pied un groupe formé uniquement de parents et de familles de jeunes ayant des symptômes apparentés à la schizophrénie. Ce choix fut fait à cause du nombre important de ces jeunes bénéficiaires à l’USP et de la chronicité éventuelle de leur maladie. Ce choix fut justifié également par les difficultés importantes observées à l’intérieur de ces familles et par la situation d’isolement vécue par la plupart d’entre elles. Il fut convenu que l’aide reçue du groupe ne remplacerait pas l’aide donnée à chacune des familles sur une base régulière ou occasionnelle. Il fut entendu dès le départ que les intervenants professionnels impliqués dans le projet (une travailleuse sociale, un psychologue et une infirmière) se confineraient à des rôles d’animateur et d’informateur. Il fut prévu que leur implication serait plus grande pendant la phase d’organisation et d’implantation du groupe pour diminuer et ne devenir qu’une participation d’appoint par la suite. Dès la première rencontre, les parents furent appelés à former l’exécutif de leur association. Ce sont eux qui ont présidé depuis à sa destinée. Les professionnels ont grandement réduit leur participation et leur contribution actuelle ne consiste qu’à agir comme consultants auprès de l’exécutif.

En raison de la confidentialité liant les professionnels aux bénéficiaires adultes identifiés, il fut décidé de demander d’abord à ces derniers l’autorisation de contacter leurs familles. Par la suite, chacune des familles fut invitée par lettre pour bien s’assurer qu’elle recevrait l’information. Cette façon de procéder s’est avérée sécurisante pour les parents puisqu’ils savaient ainsi que seuls des parents vivant une situation semblable à la leur viendraient à la rencontre.

Rapport d’activités de l’ALPABEM

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