Avoir un conjoint atteint! Est-ce nécessairement la séparation?

Avoir un conjoint atteint! Est-ce nécessairement la séparation?

Depuis un peu plus d’une trentaine d’années, nous assistons à une augmentation du nombre de divorces et de séparations. Socialement, le divorce est de moins en moins mal perçu et c’est là une des explications à l’intensification des séparations. Malgré cela, il n’en reste pas moins que c’est une étape douloureuse et pénible. Il n’y a pas de recette à la séparation, elle est parfois un mal nécessaire.

Dans cet article, il sera davantage question d’aborder la séparation face à un conjoint, autant l’homme que la femme, atteint de maladie mentale.

Identifiez les émotions

Quelle que soit la cause de l’échec d’une relation, il est important de ne pas négliger les émotions qui vont en découler telles que : la colère, la tristesse, la souffrance, la solitude, l’angoisse face à l’avenir, la confusion et la honte. Toutes ces émotions seront vécues d’une part comme de l’autre mais elles le seront de manière et d’intensité différentes.

Vous avez sans doute déjà ressenti la plupart de ces émotions, dans divers contextes, mais imaginez-vous les vivre dans le cadre d’une séparation, en plus d’être atteint d’une dépression, du trouble bipolaire ou d’un trouble de la personnalité limite… ce n’est pas simple.

Lors de la séparation, la personne qui quitte a généralement une longueur d’avance puisqu’elle a réfléchi à sa décision, elle a déjà fait un bout de chemin, tandis que pour l’autre, c’est le choc! Le choc est d’autant plus terrible si la personne laissée est déjà dans une période difficile ou précaire. La personne laissée peut autant être celle qui est atteinte d’une maladie mentale que celle qui ne l’est pas.

Prendre une décision

Il n’est jamais facile d’arriver à prendre une telle décision et plusieurs facteurs sont à prendre en considération, la maladie mentale faisant partie de ceux-là. En effet, ce n’est pas une mince tâche que d’être le proche d’une personne atteinte. Dans les périodes plus difficiles de la maladie, plusieurs éléments du couple peuvent en prendre un coup.

Fidélité et confiance

La fidélité et la confiance peuvent être ébranlées. Dans la maladie, certaines choses peuvent être cachées d’un côté comme de l’autre. Par exemple, on peut éviter de dire à notre conjoint que le plus jeune a eu des problèmes à l’école pour lui éviter de vivre trop d’émotions ou parce que l’on sait qu’il va s’emporter.

Dans certaines maladies ou troubles, l’hypersexualisation peut être présente durant certaines phases et cela peut amener des difficultés supplémentaires dans le couple. Ce désir accru de sexualité ou de fantaisies ne peut pas toujours être satisfait par l’autre partenaire (pour diverses raisons) et il arrive qu’une des deux personnes soit infidèle.

Attention! La maladie mentale ou un trouble de personnalité n’est pas une excuse à l’infidélité ou au mensonge mais cela peut être un indicateur que quelque chose ne va pas dans le couple en lien avec la maladie ou le trouble.

Ce manque de confiance, ces cachettes ou tromperies amènent le couple à se distancier peu à peu et en bout de ligne, c’est la rupture.

La communication est-t-elle brisée ?

Plusieurs sphères dans le couple changent lorsqu’un des partenaires est atteint de maladie mentale. Il arrive que la communication soit plus difficile; la personne ne perçoit pas nos messages comme nous le souhaiterions ou elle ne répond presque plus à nos besoins.

Il est important de persévérer mais pas à n’importe quel prix. Par moments, la communication avec votre conjoint atteint peut vous sembler inutile, voire même impossible. Il est possible que vous en veniez à ne plus vouloir communiquer avec votre proche atteint et cela peut se répercuter dans différentes sphères de votre couple. Lorsque nous en sommes rendus à la séparation, c’est généralement parce que cette communication s’est perdue. Il est possible que l’annonce d’une rupture n’arrange pas les choses et obtenir l’aide d’un médiateur ou d’un thérapeute est souhaitable.

Un poid lourd à porter

Lorsque la relation se dégrade, il est normal de vivre plusieurs émotions et de ressentir des changements de tous genres. Il est possible que votre relation devienne un poids, une lourdeur et que vous en veniez à vous éloigner afin de vous protéger. Il est possible de ressentir une envie d’être ailleurs car lorsque vous êtes avec la personne atteinte, vous vous sentez constamment le partenaire responsable de tout, celui qui doit être solide et qui doit faire face aux évènements du quotidien. Toutes ces traces peuvent amener des problèmes de santé tels la fatigue, une baisse de désir sexuel, de l’irritabilité et encore beaucoup d’autres. Avec un proche atteint, la vie quotidienne n’est pas toujours facile et songer à la séparation amène son lot de culpabilité.

Se sentir coupable

La culpabilité peut être d’autant plus grande si vous avez des enfants et qu’ils sont déjà ébranlés par la situation qu’a amenée la maladie. Par moments, il peut vous arriver de penser qu’il est préférable de rester dans une relation pour le bien des enfants ou parce que ça vous semble plus simple ainsi. La séparation n’est pas une décision que l’on prend à la légère mais lorsque l’on y réfléchit, c’est généralement parce que la vie de couple bat de l’aile.

Se séparer quand ont à des enfants

Il est parfois mieux de subir une tempête que de naviguer continuellement en eaux troubles. Il est important, dans la séparation, de maintenir un certain équilibre, une certaine routine, et ce, autant pour les enfants que pour vous.

Il est donc primordial pour les enfants de leur faire vivre un seul « changement » à la fois. S’il y a séparation, mieux vaut laisser les enfants à la même école, qu’ils fassent les mêmes activités, qu’ils continuent de voir leurs amis.

De plus, il n’est pas souhaitable de cacher la séparation aux enfants. Il faut simplement leur expliquer dans des mots simples et clairs, leur préciser que ce n’est pas de leur faute, que papa et maman ne s’aiment plus. Les enfants ne doivent surtout pas être témoins de chicanes, d’insultes ou de discussions d’adultes; il est préférable d’aller ailleurs qu’à la maison ou d’attendre qu’ils soient couchés. Une fois la séparation faite, il est souhaitable de maintenir des activités plaisantes avec les deux parents et il est essentiel pour le bien-être des enfants que les parents ne disent pas du mal l’un de l’autre ou que les enfants ne soient pas incités à avoir un parti pris.

Le temps arrange les choses ?

Certaines personnes sont portées à croire que le temps arrange les choses. Malheureusement, ce n’est pas le cas, mais par moments, il est bien de laisser retomber la poussière. Dans la maladie, il est nécessaire de se donner du temps; le rétablissement ne se fait pas du jour au lendemain. Lorsque la situation ne va pas depuis un certain moment ou que la personne atteinte ne va pas chercher d’aide, il peut être utile de se fixer une limite puisque le temps à lui seul ne guérira pas la personne atteinte.

Dans certaines maladies, la personne en rétablissement peut avoir besoin de plusieurs semaines afin que la médication fasse pleinement effet. De plus, lorsque la personne atteinte demande des soins, il est possible qu’elle soit confrontée à un certain temps d’attente et n’oublions pas que, quel que soit le traitement, le résultat n’est pas instantané. Il n’en tient qu’à vous de décider quel délai est raisonnable.

L’amour ne guérit pas tout

L’amour ne guérit pas tout et il n’est pas suffisant à lui seul. On peut se dire que notre amour va changer l’autre mais rappelons-nous que le changement est toujours plus solide et durable si on le fait pour soi-même.

Lorsque nous faisons face à une personne qui souffre d’une maladie mentale, nous sommes portés à croire que de l’aimer davantage va l’aider, mais nous commettons une erreur.

Cependant, en aimant l’autre personne, on peut lui donner envie d’être heureuse, de profiter de la vie et cela est beaucoup plus motivant. Cet amour peut s’être épuisé au fil du temps, à force d’avoir tant donné en espérant que l’autre change. L’amour peut continuer de survivre au sein du couple mais il vient un temps où l’amour-propre prend les devants et vous devez vous choisir pour être heureux, pour réaliser vos rêves, pour vous respecter ou pour toutes autres raisons.

Il ne faut pas oublier que la personne la plus importante à sauver, ce n’est pas l’autre, mais vous!

13 thoughts on “Avoir un conjoint atteint! Est-ce nécessairement la séparation?

  1. Lise Letourneau - 20 avril 2016 dans 1 h 59 min

    Si une épouse maladie mental est en CHSLD et que ses revenus se limite aux RRQ et la rente de personnes âgé,Jusqu’à quel responsabilité le conjoint est tenu?

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  2. Catherine - 14 août 2016 dans 15 h 08 min

    Je trouve l’article tout à fait biaisé. Le conjoint non atteint a tout de même épousé son/sa partenaire à travers les voeux sacrés du mariage qui spécifient sans équivoque « pour le meilleur ou pour le pire, […] dans la maladie et dans la santé ». Aurions-nous la même discussion si l’un des époux était diagnostiqué d’un cancer incurable? Ou est-ce que la « date d’expiration » en cas de maladie terminale offre un échappatoire contextuel au survivant qui ne requiert aucune justification puisque la mort prendra en charge ce que le divorce permet ici de combler?
    Au lieu de stigmatiser les victimes souffrant de maladies psychiatriques et d’encourager la personne dotée d’une bonne santé mentale à penser uniquement à son propre bien-être car le temps n’arrange pas les choses {« Malheureusement, ce n’est pas le cas », je vous cite verbatim}, ayez donc un peu de compassion pour les hommes et les femmes dont l’existence était déjà brimée, mais qui, une fois abandonnés, précisément pour une raison sur laquelle ils n’ont aucun contrôle, leur santé, se voient alors soudain privés en plus de leur aidant naturel, de leur ressource ultime, de la douceur et de l’espoir que leur procurait cet amour auquel ils croyaient à tord pouvoir compter à tout jamais .
    Si aucune faute majeure ne fut commise (vol, adultère, violence, etc.), le fait de laisser un conjoint car il/elle est atteint, c’est selon moi, le comble de la lâcheté. Et avec de pareils articles, on se demande ensuite pourquoi l’institution du mariage ne respecte plus ses propres enseignements, jusqu’à ce que la mort vienne séparer le couple, comme les deux époux en avaient portant jadis fait serment.

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    • Francois - 8 janvier 2017 dans 11 h 10 min

      Complètement d’accord avec vous !!!!

      Je me demande à quel point l’auteur de l’article ne cherche pas à se justifier d’avoir abandonné son conjoint….

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      • Patrice Machabée - 9 janvier 2017 dans 16 h 13 min

        Bonjour, l’auteur n’a pas écrit cet article en lien avec son expérience personnelle, mais en lien avec le vécu des familles que nous rencontrons dans le cadre de notre mission.

        Bonne journée

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    • Geneviève - 14 mai 2017 dans 17 h 59 min

      Si vous saviez Catherine… Souvent, nous les amoureux de bipolaires, on passe des nuits blanches a essayer de réconforter notre conjoint, on s’occupe de toutes les tâches ménagères et familiales, on accompagne à l’hôpital, on reçoit des coups de fils, des textos incessants par le conjoint malade qui, au beau milieu de notre journée de travail, menace de se suicider. On essaie de consoler nos enfants qui reçoivent les remarques violentes du parent. On essaie de se consoler sois-même des paroles hyper-blessantes bien trop fréquentes. On doit s’assurer de payer l’épicerie et le loyer seul parce que tout l’agent du conjoint est parti en fumée..C’est lourd, très lourd. Alors nous aussi on prend des anti-dépresseurs pour s’en sortir. On amène les enfants voir le psy parce qu’ils pleurent sans arrêt parce qu’ils aimeraient avoir une vie normale. Nos amis et notre famille ne viennent plus à la maison. Et le conjoint, de surcroit, parce qu’il souffre te traite d’égoiste à journée longue. C’est comme ça. Tout le temps. Toute la vie. Et vous savez c’est quoi le plus lourd? C’est que les gens ne comprennent pas ce que c’est la vie avec un bi-polaire. Il ne savent pas ce que c’est un bi-polaire. Souvent, je dis que si je pouvais dire que mon conjoint a un cancer incurable, j’aurai du support, de la compassion, de l’aide à la maison. Non. Un proche de bipolaire est isolé. Un proche de bipolaire se fait dire par son patron: règle tes conflits familiaux et arrête de t’absenter si tu veux pas perdre ta job. Parce que dire; mon conjoint est bipolaire n’offre pas les excuses que: mon conjoint a le cancer. Alors, la vie devient insupportable et des fois, pour sauver tout le monde, vaut mieux partir.

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      • Martine - 27 mai 2017 dans 6 h 49 min

        Je viens de lire vos commentaires . Je suis restée marié avec mon mari qui est bipolaire pendant 25 ans . Je me suis battu pour essayer de comprendre d’abord d’accepter ensuite mais à un moment j’ai fini par craquer . Nous avons eu 3 enfants dont un bipolaire aussi que j’ai du faire hospitaliser . Bien sur toujours seule pour gerer le quotidien et la maladie . Je me suis battu épuisé avec les psychothérapies la seule à travailler m’occuper des enfants qui n’allaient pas forcement bien un choix devait se faire ou je sombrais ou je partais . Je suis partie avec bcp de culpabilité en lui laissant la maison pour qu’il ai ses repaires les enfants étant grand avaient fait le choix de rester dans leur maison . Mais je ne suis pas partie par lacheté croyez moi j’ai aidé et j’aide mon mari comme je peux même encore je reste présente si besoin . Il ne va pas chez son psy ne met pas en place se qu’elle lui dit pour s’organiser dépense l’argent du coup on est obligé de vendre la maison . et je suis toujours là pour l’aider même si je suis partie. J’ai longtemps espéré un changement mais au jour d’aujourd’hui aprés avoir fait une depression je suis suivi par un psy qui m’aide à avancer mais je sais que rien ne changera. Alors ne jetons pas la pierre aux conjoints chacun fait se qu’il peut .Et parfois partir et la seule solution pour ne pas sombrer au plus profond .

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        • Nina - 8 août 2017 dans 6 h 46 min

          Bonjour Martine, je travaille pour une émission de témoignage sur France 2 et je prépare une émission sur les conjoints de personnes bipolaires, n’hésitez pas à me contacter – nina.jacob@reservoir-prod.fr ou 01 53 84 30 43

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      • Calista001 - 18 juin 2017 dans 1 h 19 min

        Geneviève. Votre témoignage me touche tant. C’est exactement ce que vivait mon compagnon avec la mère de ses enfants. A la fin il m’a quitté sûrement pour retourner avec elle. Il n’a pas voulu me le dire mais je l’ai deviné.

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    • cressence - 23 septembre 2017 dans 11 h 28 min

      Et si le malade mental est violent, vous persécute au quotidien, vous ridiculise devant tous, refuse de participer aux charges du ménage pourtant il travaille et gagne gros, etc, au point de vous rendre malade; prends plaisir a coucher avec vous apres vous avoir humilié voir bastonné,honnêtement dites moi si on peut vivre éternellement dans ce contexte.En passant, j avais beaucoup de cheveux qui sont et continuent de tomber.Le médecin m a dit que c était du au stress. J ai des enfants en bas age qui vivent ça.Donneez moi des conseils sincères svp.

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  3. Daniel - 29 janvier 2017 dans 15 h 46 min

    je suis dans cette situation présentement et moi c’est ma conjoint qui es partie avec les enfant et c’est elle qui es en détresse psychologique en me stigmatisant d’être un contrôleur et un intimidateur. Ce que je ne suis pas plus qu’un autre, une situation qui me rend la tache très difficile, car dû a sont attitude je doit procéder à des recourt légales juste pour voir mes enfants ,car elle a peur et s’accroche aux enfants pour me faire sentir coupable.. donc chaque situation est unique mais le problème c’est tous les dommages collatéraux quelle engendre par de ses décisions prisent par la peur… J’aimerais l’aider de tout mon cœur mais elle ses crée une peur face a moi d’un manque de confiance irréversible. Sachez que je ne juge pas sont choix de partir car l’atmosphère étais invivable et de tout l’amour que j’ai pour elle je veut quel sois bien dans sa peau je ne lui veut aucun mal, mais l’utilisation des enfants pour crée un sentiment de contrôle c’est déplorable.

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  4. Jacques - 9 avril 2017 dans 22 h 36 min

    Je vis dans cette situation depuis maintenant 7 ans et c’est l’enfer.Oui c’est l’enfer.
    Donnez l’amour ne suffit pas puisque la personne en face de soit ne le voit pas.
    Laisser le temps au temps ne sert à rien car oui le temps ne guéri pas ,çà s’aggrave avec le temps et surtout si la personne joue de sa maladie et s’en sert pour justifier ses actes.
    Poignardé à 7 reprises, des vases reçu en pleine tête , des hurlements, des menaces de mort ,des tentatives de suicide ,j’ai moi même failli par succomber car j’étais perdu.
    Ma compagne est non seulement atteinte de maladie mentale mais en plus fait des crises d’épilepsie qui aggrave tout eu fur et à mesure.

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  5. Marie-Lou - 26 avril 2017 dans 22 h 38 min

    En réponse au commentaire de Catherine: Si le/la conjoint(e) vivant avec une personne atteinte de maladie mentale décide de se séparer, c’est après avoir été ravagé par l’un ou l’autre des dommages collatéraux de la maladie. Dans mon cas, qui n’a toujours pas abandonné, je subis tous les jours la violence, sans parler de l’adultère, tentatives de suicide, comportements à risque pour notre fille et pour sa vie. Quand on aime, on fait toujours un bon bout de chemin avant d’abandonner. Et la plupart du temps, on se rend compte qu’on a coupé les liens trop tard, car une partie de nous-mêmes a été irréversiblement anéantie. Le temps peut arranger les choses, mais peut aussi les détruire à petit feu. Je considère cet article destiné à déculpabiliser les proches de gens atteints de maladie mentale qui ont passé par le douloureux processus de décision et choisi la rupture comme étant le seul moyen de sauver sa peau.

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  6. stanca - 8 août 2017 dans 20 h 49 min

    « cet amour auquel ils croyaient à tord pouvoir compter à tout jamais » . « le comble de la lâcheté ».

    Au début, mon bipote avait des humeurs en dents de scie, des comportements bizarres, mais il y avait des accalmies agréables. Puis il est parti du jour au lendemain, revenu, reparti à la crise suivante, etc… Au fil de ses délires il a acheté motos, voitures, avions, sociétés, a cumulé démissions de postes, pertes de capitaux, déménagements… Il a fallu éponger, compenser, comprendre, faire face… Ses rechutes étaient de plus en plus difficiles à gérer. Paranoïa, agressivité verbale, insensibilité, instabilité, insécurité. Dix ans de consultations, de cabinets médicaux en CHR, pour enfin un diagnostic clair et des soins… qu’il refuse. Les leçons de morale, ça me fait bien rire. Enfin non, en fait, je ne ris plus depuis longtemps. Cela fait des années que je pleure. Alors, l’incompréhension ajoutée à la souffrance et à l’épuisement, je dis STOP.

    « pour le meilleur ou pour le pire » : le texte dit « assistance et soutien ». Et ce sont les tribunaux qui en posent les limites.

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