Décoder nos émotions

Décoder nos émotions

À tout instant, à travers ce que nous vivons dans notre quotidien, les épreuves et les moments de victoires, nous ressentons toutes sortes d’émotions. Certains les expriment spontanément, allègrement, d’autres avec pudeur ou en les réprimant.

 

Elles peuvent prendre une grande place dans nos pensées, voire même affecter notre rendement. Malgré tous les efforts de notre société pour encourager leur expression, celles-ci peuvent être perçues comme des enfantillages ou une menace pour la productivité.

 

Avez-vous peur d’explorer vos émotions?

De plus, il y a des gens pour qui l’exploration de la zone des émotions fait peur: se brancher sur le mode « émotionnel », le coeur, plutôt que sur le mode « cognitif », la tête, peut donner l’impression de perdre le contrôle de soi. Accepter de le faire implique de les laisser monter, de ressentir aussi bien l’allégresse que la souffrance et sans nécessairement y trouver un sens rationnel sur le moment. Pour d’autres, elles deviennent si envahissantes, qu’ils cherchent de l’aide ou des moyens pour ne plus les ressentir.

 

Apprivoiser ses émotions

Pourtant, nos émotions s’avèrent être en réalité un précieux système de survie. Ce dispositif de sécurité permet d’être à l’affût des dangers, des obstacles et des éléments favorables dans son environnement, puis de définir le moyen pour retrouver ou maintenir une certaine satisfaction. Selon cette théorie, nos émotions sont les indicateurs de la marche à suivre pour assurer notre bien-être. Ainsi, accepter de les ressentir, de les exprimer et de les explorer permet de découvrir le ou les besoin (s) mis en cause dans la situation.

 

Nos émotions sous la lunette de Maslow

La pyramide de Maslow, permet d’identifier les besoins de base universels de l’être humain qui consistent en cinq grandes catégories: les besoins physiologiques, de sécurité physique/psychologique, d’amour/d’appartenance, d’estime de soi et de réalisation de soi.

 

Qu’elle est ma part de responsabilité?

Une fois le (s) besoin (s) identifié (s), il devient possible de déterminer comment agir sur la situation ou s’y adapter. Pour ce faire, il importe de déterminer qu’elle est la part de responsabilité qui nous revient, celle qui ne nous appartient pas et ce sur quoi nous avons du pouvoir dans la situation que nous vivons. Par exemple, en apprenant que notre enfant est diagnostiqué avec un trouble de personnalité limite, il est possible de ressentir de la peur, de l’impuissance et de la culpabilité.

 

Faire face à l’inconnu

Le fait de faire face à l’inconnu et le désir de maîtriser une situation qui nous échappe peuvent amener de l’insécurité. Par le fait même, se questionner sur nos compétences parentales peut donner lieu à une remise en question de notre valeur personnelle.

 

Comment combler mon besoin de sécurité ?

Maintenant, une fois les besoins de sécurité et d’estime de soi identifiés, il est possible de les combler en s’informant sur le trouble de personnalité limite, en développant des outils pour mieux composer avec celui-ci, en identifiant sa réelle part de responsabilité dans la situation versus ce qui ne nous appartient pas et en reconnaissant nos réussites.

 

Exposé de cette façon, le processus peut paraitre très simple, cependant, il est essentiel de rester attentif à nos émotions, puisqu’elles peuvent nous indiquer que nous ne sommes pas sur la bonne piste ou que nos besoins ne sont pas assouvis adéquatement.

 

Avoir un proche atteint de maladie mentale vous bouleverse?

Le fait d’être en relation avec une personne atteinte d’un trouble de santé mentale nous expose à toute une gamme d’émotions. Malheureusement, devant le désir d’aider l’autre, trop souvent les proches répriment leurs propres besoins et s’oublient, minimisant ce que leur relation leur fait vivre sur le plan émotionnel.

 

Pourtant, avec le temps, jouer à l’autruche ne fait qu’aggraver la situation et peut même les affecter eux aussi sur le plan de la santé mentale. Certains signes de la dégradation de son bien-être peuvent apparaitre, comme de l’anxiété, de l’irritabilité, de l’insomnie, une perte d’appétit, du désespoir ou une dépression. C’est pourquoi il importe d’aller chercher de l’aide.

 

Laissez nous vous aider à l’aider!

À l’ALPABEM, l’équipe d’intervenants est formée pour vous aider à explorer vos émotions et reconnaître vos besoins. Le temps venu, si vous le souhaitez, il sera possible pour nous de vous supporter dans l’application des actions que vous prioriserez pour les faire respecter et pour vous aider à améliorer votre relation avec votre proche atteint. Toutefois, sachez qu’il ne sert à rien de se précipiter.

 

L’exploration de ce que nous ressentons au niveau du « coeur » et des sentiments reste une étape importante avant d’amorcer un changement positif. Pour plus d’informations ou pour obtenir de l’aide, vous pouvez nous contacter au 450-688-0541.

https://www.aide.ulaval.ca/cms/Accueil/Psychologie/Developpement/Emotions
http://www.scienceshumaines.com/peut-on-gerer-ses-emotions_fr_14545.html

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