En vacance avec un TPL !

En vacance avec un TPL !

Règle générale, les vacances sont synonyme d’évasion, de repos, de bien-être, etc. Qu’en est-il des gens qui voyagent avec un proche atteint du trouble de la personnalité limite?

 

Est-ce possible d’avoir des vacances paisibles sans vivre tumultes et rebondissements auprès d’un TPL? Est-ce possible de partir l’esprit libre en sachant que votre proche atteint sera « seul » durant vos vacances?À toutes ces questions, il y a plusieurs réponses.

 

Partir en voyage, particulièrement à l’étranger, amène son lot d’émotions, d’imprévus et de légers désagréments. Bien que vous ayez planifié vos vacances de A à Z, il est possible qu’un imprévu survienne. Comme vous le savez sans doute, les personnes atteintes du trouble de la personnalité limite vivent de l’insécurité et ont de la difficulté à gérer leurs émotions. Le fait de partir en voyage ou de voir leurs proches partir est une source importante et non négligeable de stress et d’insécurité.

 

Comment y arriver?

Il est évident qu’une bonne planification aidera la personne atteinte à se sentir rassurée. La personne le sera d’autant plus si elle est impliquée dans les préparatifs et si elle se sent concernée par le voyage. Si la personne n’est pas intéressée ou accepte à reculons de vous accompagner, mieux vaut respecter sa limite et attendre qu’elle soit prête.

C’est un peu comme pour les fêtes familiales : si votre proche atteint ne veut pas y participer parce qu’il n’aime pas cela, se sent jugé, n’a pas de plaisir ou autre, il est préférable de ne pas forcer la personne ou de lui proposer de venir seulement une heure plutôt que de ne pas respecter son avis.

 

Ca va lui faire du bien ?

Même si vous êtes convaincus qu’un voyage lui ferait du bien ou que d’aller prendre l’air au chalet familial serait la meilleure chose à faire, si vous ne tenez pas compte des besoins et capacités de l’autre, vous faites erreur. Si votre proche demeure à la maison pendant que vous êtes en voyage, assurez-vous qu’il ait sous la main les informations nécessaires. Mieux vaut avoir une liste de numéros de téléphone en cas d’urgence ou de problèmes avec la maison que de revenir et de subir.

 

Et si mon proche reste à la maison, dois-je lui téléphoner?

Dans le meilleur des mondes, je vous suggérais de ne pas téléphoner car vous risquez de causer une source de stress à votre proche et de vous en créer une. Ex. : votre fille ne répond pas et pourtant, elle devrait être là, peut-être lui est-il arrivé quelque chose, etc. Vous pouvez écrire un bref courriel pour donner de vos nouvelles à un moment durant le voyage. Par contre, si vous le faites plus d’une fois, vous vous attendrez à recevoir une réponse et si vous n’en avez pas, cela générera des inquiétudes.

 

Votre proche vient avec vous ?

Si votre proche atteint décide de partir avec vous, il est important de discuter ensemble avant le départ et d’établir vos attentes mutuelles face au voyage. Il est possible que votre proche n’aie pas les mêmes besoins et attentes que vous mais s’il ne vous en informe pas avant le départ, vous vous retrouverez devant le fait accompli une fois arrivés à destination. Prévoyez les pépins que vous pourriez rencontrer et ayez quelques pistes de solutions en tête.

 

Rappelez-vous surtout que si vous annoncez quelque chose à votre proche, vous devez vous y en tenir, sinon il ne se sentira pas en sécurité.

 

Les promesses sont donc à proscrire en tous lieux et toutes circonstances. Bref, pour un premier voyage avec ou sans votre proche, il est préférable d’être bien préparé et d’être prêt et confortable avec cette idée de voyager.

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