Enceinte et atteinte d’une maladie mentale ?

Enceinte et atteinte d’une maladie mentale ?

Un des grands événements heureux dans la vie est celui où nous apprenons que nous aurons un nouveau-né dans la famille. Mais lorsque notre proche qui est atteint de maladie mentale nous informe qu’il attend un enfant, notre réalité devient toute autre. Plusieurs questionnements peuvent nous envahir et c’est une réaction prévisible étant donné la situation. « Est-ce possible d’avoir un enfant et être malade? Est-ce que la maman pourra s’en occuper? Comment pourrais-je l’aider? Etc. »

 

Cet article ne vise aucunement un débat sur la stérilisation ou non des personnes atteintes de maladie mentale. Pour ce faire, il nous faudrait examiner les conséquences possibles sur le plan humain, éthique, psychologique et social. De plus, chaque individu est unique avec une situation tout aussi exceptionnelle, il serait donc futile et inutile de généraliser sur une question aussi délicate.

 

Que faire avec le traitement pharmacologique de la mère durant la grossesse?

Évidemment, la meilleure personne pour évaluer la situation est le psychiatre traitant. Il mesurera certainement les risques de rechutes envisageables si il doit arrêter sa médication actuelle. Dans le cas où le danger s’avère sérieux, il regardera la possibilité de lui donner une autre dose ou de changer de médicament.

 

Si la maman apprend qu’elle est enceinte et qu’elle ne peut communiquer avec son psychiatre dans un délai raisonnable, il est important de parler avec son pharmacien avant de faire quelconque changement à sa médication. L’arrêt brutal de la médication pourrait occasionner des effets indésirables néfastes pour la mère et le fœtus. Vous n’avez qu’à vous déplacer ou téléphoner à votre pharmacien pour être certain de l’action à poser.

 

Génétique et maladie mentale, mon bébé est-il à risque ?

On dit qu’un enfant ayant un parent atteint de schizophrénie a 10 % de risque de développer la maladie à son tour. Par contre, on devrait regarder ce chiffre d’un autre angle, l’enfant a 90 % de chance de ne jamais être atteint. De plus, il faut aussi considérer le fait que la schizophrénie se développe suite à plusieurs facteurs et non simplement lorsqu’un individu a un parent atteint.

 

À quoi dois-je être attentif comme conjoint ou membre de la famille?

L’utopie dans un contexte comme celui-là serait que le gynécologue, le psychiatre, les infirmières, les travailleurs sociaux, etc. bâtissent un solide filet de sécurité pour la mère. Cependant, étant donné notre réalité, il faudrait rester alerte à certaines observations qui pourraient nous indiquer un risque existant ou potentiel pour le fœtus. Si suite à ces questionnements, vous êtes inquiets, n’hésitez pas à communiquer avec l’équipe traitante de la future maman.

• Manque d’assiduité aux visites prénatales;
• Manque d’hygiène;
• Intoxication aux drogues ou alcool;
• Automédication dangereuse;
• Malnutrition;
• Automutilation, etc.

 

La maman est-elle plus à risque de développer une dépression post-partum?

Les études sur le sujet se font plutôt rares. Par contre, nous savons que les gens atteints de différentes maladies mentales sont plus fragiles en période de stress et que leur capacité d’adaptation peut être moindre lorsque la fatigue ou l’anxiété est présente. La possibilité qu’ils soient plus à risque est considérable si nous tenons compte de ces facteurs, mais il y a des moyens pour prévenir une décompensation.

 

Concernant la médication, il appartient au psychiatre d’évaluer la situation. Pour l’entourage, établir un filet de sécurité pour la nouvelle maman est essentiel. Elle et vous devez connaître les ressources disponibles pour lui venir en aide en cas de besoin. De plus, la présence des proches qui lui offrent leur support pourrait faire la différence. Il faut cependant faire attention, car soutenir la maman ne veut pas dire prendre toutes les responsabilités à sa place. Agir de la sorte siphonnerait votre énergie et donnerait l’impression à la maman qu’elle est inapte pour accomplir son nouveau rôle.

 

Pour conclure, la maman doit sentir qu’elle a du pouvoir sur sa vie et que les gens ne la condamnent pas à cause de son diagnostic. Appréhender le pire nous met tous dans un climat de stress. Tentez de vous sortir de ce climat destructeur, allez consulter, parlez de vos inquiétudes avec l’équipe traitante de la future maman et surtout, évitez d’en discuter avec des personnes dont l’opinion à ce sujet serait défaitiste. La vie est remplie d’événements imprévisibles et hors de notre contrôle. Il n’appartient qu’à nous de décider comment nous y réagirons.

2 thoughts on “Enceinte et atteinte d’une maladie mentale ?

  1. Line-Marie - 22 octobre 2015 dans 22 h 48 min

    Voilà,je tenais à dire qu’en FRANCE on ne connais pas ASPERGER,je parle surtout des médecins.Pour les gens je suis normale,sauf qu’on s’étonne que je ne conduise pas et ne fais ni moto,ni solex ni vélo.Comme je suis myope un peu je dis que c’est la raison.Ainsi j’ai la paix.C’est fini pour moi le temps de penser a des enfants,mais je m’en suis occupée dans un métier,au QUEBEC,puis un peu en FRANCE;et pas vraiment des problèmes sinon d’autorité.Je ne les élevais pas,donc ca allait.J’aimais beaucoup et surtout les enfants avec difficultes.Mais les autistes,asperger ou non,on les envoie chez les psy,ici,alors que cela ne sers pas a grand chose.Bien sur que je suis un peu dans ma bulle mais intellectuellement je suis moyenne.Pas surdouée,certes non,ni rain woman,ni à me balancer sans cesse,mais malade quand méme et en FRANCE C DIFFICILE;désolée.

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  2. Line-Marie - 22 octobre 2015 dans 22 h 48 min

    Moi je suis asperger mais je le sais depuis peu.Aussi je suis depressive.Pour avoir des rapports il faut que je prenne des médicaments,c’est incompatible avec une grossesse.Enfin ,c’était…J’ai eu deux fc,rendu un homme malheureux et je peux pas vivre avec quelqu’un intime tout le temps.Maman était malade aussi parfois violente et on etait malheureux.A présent je vis en FRANCE et les psys détestent parler de ces choses avec les malades.Si je suis bien suivie avec des activités,des amis,un studio,pas trop de solitude et que je prends les médicaments je vais à peu près bien.Je suis consciente depuis toujours d’avoir un problème et je ne souhaite a aucun enfant d’avoir une mère avec une grave pathologie,car moi C grave,je suis pas attardée mais dans ma bulle tout le temps.C’est un témoignage,sans plus.

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