La maladie mentale de retour sur les bancs d’école

La maladie mentale de retour sur les bancs d’école

Oui, c’est possible pour une personne atteinte de maladie mentale de retourner à l’école ! Surtout si la personne le veut. Il est très important que la motivation pour entreprendre des études vienne principalement de la personne et non pas de ses parents. Il ne faut pas oublier que le véritable héros du changement n’est pas le parent mais plutôt l’enfant.

Comme parents, nous pouvons souhaiter que fiston entreprenne des études bien sûr et nous avons le devoir moral de l’accompagner et le soutenir dans cette aventure. Plus nous allons accorder du soutien à nos enfants et plus grand sera l’impact positif sur eux.

Toutefois, nous devons faire attention à nos exigences exagérées à leur endroit. J’ai toujours voulu qu’il devienne un ingénieur…

Attention aux attentes trop grandes

Comme parents, on attend beaucoup des enfants, on leur souhaite plein de succès, l’autonomie, la richesse, le bonheur et « touti quanti ». On leur souhaite qu’ils soient préparés pour la vie. Malheureusement, il y a des enfants à qui la vie a offert moins de chances ou plus de contraintes sur le plan physique et mental. On se soucie alors doublement de ces enfants. Il faudrait cependant éviter d’alourdir la difficulté qu’ils ont déjà à gérer. « Il ne faut pas en mettre plus que le client en demande », dit le dicton.

La réinsertion ne progresse peut-être pas au rythme qu’on le voudrait. À ce titre, on est en droit de s’alarmer et se demander si nos proches malades vont un jour s’en sortir.

De la formation adaptés pour les personnes atteintes de maladie mentale

Certaines personnes ne trouvent pas encore dans le système une réponse adaptée à leurs besoins particuliers. Toutefois, des moyens existent. Ils ne sont peut-être pas ce qu’on attend mais c’est déjà mieux que rien.

Prenons comme exemple les projets part, les connaissez-vous? Ils existent depuis déjà une bonne vingtaine d’années. Ce sont des Programmes d’Apprentissage au Retour au Travail. En fait, il s’agit de programmes de formation adaptés aux personnes aux prises avec un trouble de santé mentale. Ces formations se donnent en collaboration avec le CREP (Centre de ressources éducatives et pédagogiques) de la Commission scolaire de Montréal. Ce sont des formations au niveau secondaire reconnues par le Ministère de l’Éducation.

Dans ces centres, la personne peut compléter ses études secondaires et, en même temps, se faire une expérience dans le domaine de la restauration si le cœur lui en dit. Tout cet ensemble de services est offert pour permettre à la personne de reprendre un certain contrôle dans sa vie.

Les personnes engagées dans ces processus bénéficient d’un suivi psychosocial, d’un service d’orientation scolaire et professionnelle ainsi que de la possibilité d’avoir une allocation financière d’Emploi-Québec. Je ne sais pas pour vous mais j’ai l’impression que c’est alléchant comme opportunité. Si fiston veut… pourquoi ne pas le soutenir dans sa démarche.

Le rêve, un puissant moteur

Possiblement que fiston a déjà fait des études secondaires et qu’il a plutôt le gout de poursuivre une spécialité au Cégep ou à l’Université. Alors, à ce niveau, c’est l’organisme « Prise II » qui offre le soutien approprié pour amener la personne au bout de ses rêves. Pour Prise II, la personne est au centre de leur approche. Ils tiennent compte de ses besoins, de ses réalités, de ses rêves. Prise II cherche à innover dans sa façon de traiter les personnes afin qu’elles puissent retrouver santé, dignité et un nouveau sens à leur vie.

Ils offrent un support pour les études et ils tiennent compte aussi de la place du travail, de la gestion de la médication, de la gestion du stress et du suivi thérapeutique tout en s’occupant de faciliter le développement de saines habitudes sociales. Les activités sont très diversifiées, allant des ateliers d’écriture, d’art thérapie, de Tai chi, de Yoga, d’ordinateur, des projets de musique, de confection de bijoux, de cuisine et j’en passe.

Nous sommes conscients qu’au centre de ses initiatives, c’est la personne elle-même qui compte et qui décide. Ensuite, pour assurer la réussite de ses personnes, il ne suffit pas que de l’appui des parents car leur intégration à la société nous concerne tous. Nous devons tous accepter d’être en partie responsables de leur intégration.

 

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