La maladie mentale: Une belle excuse pour prendre des vacances ?

La maladie mentale: Une belle excuse pour prendre des vacances ?

Cet article a pour but essentiellement de vous conscientiser au fait que lorsqu’une personne de votre entourage se fait prescrire un arrêt de travail à cause d’un problème de santé mentale, ce n’est pas nécessairement pour l’écarter ou pour l’exclure du marché du travail. Ce n’est pas non plus pour qu’elle tombe dans une période d’inactivité.

L’arrêt de travail, un geste thérapeutique?

L’arrêt de travail doit être vu comme un geste thérapeutique, une période de repos ou encore l’occasion de se refaire des forces. Ce moment peut aider la personne à faire le point, donc prendre un peu de recul face à la situation. Il peut aussi être un bon moment pour réfléchir et également une belle opportunité pour se ressourcer et se changer les idées, ou comme on dit parfois : « Pour charger les piles ».

« Un esprit inoccupé ouvre la voie à un esprit préoccupé et torturé »

 

Éviter l’isolement

Pour ne pas tomber dans ce panneau, nous devons éviter que l’arrêt de travail soit une occasion pour que la personne s’isole. Prisonnière de ses préoccupations, ce serait comme la condamner à vivre sa détresse 24 heures sur 24. Seriez-vous capable de vivre ça vous ?

 

Attention aussi aux bénéfices secondaires : Je me rappelle comment j’étais si bien enveloppé de toutes sortes d’attentions par ma mère lorsque j’étais enfant et que j’attrapais une grosse grippe ou que je faisais de la température atteignant les 40 degrés… On m’apportait de la bouffe au lit et on me permettait toutes sortes de gâteries. Ah les soins de maman ! Est-ce que cela vous rappelle des souvenirs ?

 

Restez actif

Il est essentiel que, pendant ce temps, nous tentions de préserver le plus possible les capacités de la personne. En d’autres mots, il ne faut pas laisser la personne s’abandonner ou se négliger. Ce n’est pas parce qu’elle est en arrêt de travail que nous allons lui permettre de rester au lit toute la journée à regarder la télévision ou jouer au Nintendo. Il est certain que ce sont des périodes où l’on manque d’énergie et de motivation. Il faut quand même éviter de végéter. La personne doit s’activer, car c’est par l’activité qu’elle pourra refaire ses énergies et reprendre confiance en ses capacités.

 

Trois domaines d’activités dans lesquels la personne doit s’investir

Au niveau intellectuel

en lisant ou en faisant des activités telles que les mots croisées, etc.

 

Au niveau social ou de loisirs

en faisant des sorties plaisantes telles que le cinéma ou le théâtre, tout en tenant compte de ses intérêts

 

 Au niveau physique

en faisant de l’activité physique telle que les marches en forêt ou près d’une rivière, etc.

 

Si je me casse une jambe, par exemple, et qu’après une intervention chirurgicale je ne me mets pas en mouvement ou je ne fais pas de physiothérapie, il y aura bien de chances que mon rétablissement se fasse plus difficilement.

« Pour favoriser le rétablissement, il faut être en mouvement … si on est en mouvement, on obtient un rétablissement enrichissant, si on reste assis sur son cul, on obtient un rétablissement de cul »

Luc Vigneault, pair aidant

Et les proches ?

Comme membres de l’entourage, nous sommes appelés à soutenir la personne dans ces moments difficiles en faisant certaines choses, mais nous ne sommes pas obligés de tout faire à sa place. Dans la mesure du possible, nous devons lui laisser prendre toutes ses responsabilités.

 

Plus vous prenez de responsabilités, moins la personne en prend et moins vous l’aidez.

 

« On aide plus une personne en lui montrant à pêcher qu’en lui donnant à manger du poisson»

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