Le suicide: Santé mentale et toxicomanie

Le suicide: Santé mentale et toxicomanie

Peu importe le statut social, le niveau de scolarité ou l’apparente qualité de vie, tout être humain peut, un jour ou l’autre, se sentir impuissant et démuni face à certaines épreuves que la vie lui amène.

Notre société étant axée sur la compétence, la performance et l’excellence, elle laisse peu de place à la fragilité qu’une personne peut ressentir lors de moment plus difficile. Quand cette vie devient insoutenable, quand la souffrance est telle que l’idée de la mort apparaît comme la solution, ne sommes-nous pas alors tous concernés?

Entendre, comprendre et agir. Trois mots pour guider nos actions en tant que proche d’une personne souffrante. Ne pas rester insensible à l’autre et à l’expression de son découragement, l’écouter sans juger. Simple à dire, mais pas toujours évident à mettre en application.

Lorsqu’une personne qui nous est chère exprime des idées sombres et se demande à quoi ça sert de vivre. À cette question, nous avons tendance à donner notre propre vision de la vie, avec nos propres valeurs, et, nos propres principes, nous portons donc la douleur de la personne suicidaire en oubliant parfois nos propres limites. Toute cette lourdeur émotionnelle peut nous amener à nous sentir seuls, impuissants, coupables, angoissés.

Or, le besoin de soutien n’est pas seulement bénéfique à la personne suicidaire, mais l’est aussi pour les personnes de l’entourage. L’entraide s’oppose à l’indifférence, elle brise la solitude et est intimement liée à la vie et l’espoir. Il ne faut pas hésiter à consulter des professionnels, s’allier aux centres de prévention du suicide, partager entre aidants, se bâtir un réseau où chacun fait son bout de chemin.

Il est essentiel de mentionner que les personnes ayant un diagnostic et un traitement des troubles psychiques susceptibles de créer une souffrance majeure et ceux qui sont intoxiqués (toxicomane ou non) courent un risque plus élevé de passage à l’acte. Comme toute crise, la crise suicidaire traduit un moment de rupture de l’équilibre relationnel du sujet avec lui-même et avec son environnement.

La surconsommation de drogue peut être associée à un mécanisme d’adaptation visant à ne plus sentir les problèmes et la souffrance. Voici quelques statistiques à cet effet tirées du programme accrédité de formation « Intervenir en situation de crise », de l’Association québécoise de prévention du suicide 2003.

« En 2000, au Québec, 1352 personnes se sont suicidées, soit 1080 hommes et 272 femmes ».

« Environ 10 personnes son touchées par un suicide (13,520 endeuillés par suicide en 2000) ».

« Près de 80 % des suicides sont le fait des hommes ».

« Les jeunes hommes (20-39ans) sont parmi ceux qui consultent le moins les services de santé ».

« 60 % à 80 % des personnes qui meurent par suicide avaient au moment du décès des problèmes psychiatriques. La dépression majeure, l’abus ou la dépendance aux substances psychoactives, la schizophrénie et le problème de personnalité limite sont les principales psychopathologies en lien avec le suicide ».

Au Québec, nous avons développé une telle expertise en matière de suicide que nos formateurs et nos intervenants sont demandés partout à travers le monde. Un appel téléphonique sur sept logé aux centres de prévention du suicide comme suicide-action Montréal provient de proche qui ne savent pas toujours comment agir pour aider. Ne pas hésiter et appeler les ressources appropriées et surtout toujours prendre au sérieux la détresse et les idées noires d’un de nos proches, oublier le mot manipulation.

Voici la liste des numéros d’urgences pour la région de Laval

  • Ressource régionale suicide Laval : 450 687-5691, poste 434.
  • En cas d’urgence : 450 687-5690, et votre appel sera acheminé.
  • Urgence sociale : 450 662-4595 (soir 911).

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