J’ai fait mes premiers pas au Québec en 1997 lors d’un stage dans un centre de réadaptation pour les personnes ayant subi un traumatisme crânien. Depuis je n’ai cessé de vouloir découvrir les nouvelles approches cliniques et les Québécois extraordinaires qui relèvent sans cesse de nouveaux défis.

De la Suisse j’ai apporté dans mes bagages des stratégies de psychoéducation pour les jeunes enfants au Québec, j’ai perfectionné la relation entre les personnes en tête à tête ou en groupe au travers d’un certificat en intervention psychosociale. L’approche de la petite enfance n’étant pas encore présente ici, j’ai alors complété une formation en travail social ce qui m’a donné un pont entre enfance, famille et réseau.

En 1999 un psychologue avant-gardiste m’a offert l’opportunité de me joindre à son équipe en plein développement d’une expertise en trouble du comportement pour les personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble autistique. En fin de mandat, j’ai participé à des formations de second cycle en double diagnostic ce qui a éveillé en moi un intérêt pour la maladie mentale.

En fait ce qui m’accroche, plus que les pathologies telles que déficience, autisme ou maladie mentale, c’est le soutien des personnes atteintes par un réseau composé d’experts et d’humanistes. Plus qu’ailleurs, la société québécoise compte sur les parents ou les proches pour soutenir les personnes en difficulté et cet état de fait m’interpelle; sont-ils suffisamment équipés et soutenus pour exercer un tel rôle?

À l’ALPABEM j’ai trouvé un endroit où nous pouvions avoir l’expert et l’humain rassemblés pour soutenir ce parent et ce proche. Un lieu également où l’on m’a fait confiance pour introduire une vision clinique novatrice avec des intervenants engagés.

Enfin, la règle d’un bon intervenant de soutien ne doit pas être de connaître les réponses, mais de poser les bonnes questions.

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