Une histoire de trichotillomanie

Une histoire de trichotillomanie

J’aimerais partager avec vous une bien belle découverte que j’ai faite sur Twitter. Connaissez-vous les réseaux sociaux ?

J’ai trouvé sur Internet l’histoire d’Annie, une jeune fille mexicaine qui souffre d’un trouble de trichotillomanie. Savez-vous ce que c’est ? C’est un trouble de santé mentale qui consiste en une envie effrénée de s’enlever les cheveux ou les poils du corps.

 

Ceux et celles qui s’arrachent les cheveux peuvent devenir complètement chauves. C’est une maladie qui provoque énormément de honte.

 

L’histoire d’Annie

Je ne vais pas vous parler de trichotillomanie, mais plutôt d’Annie. Elle a commencé à souffrir de cette maladie à l’âge de 17 ans. Elle est aujourd’hui âgée de 23 ans. Lorsqu’elle a su qu’elle souffrait de ce mal, elle s’est tournée vers l’internet, comme tous les jeunes, afin de se renseigner sur cette maladie. Malheureusement pour elle, toute l’information qu’elle a trouvée était en anglais, donc inaccessible.

 

La trichotillomanie sur twitter

Par la suite, elle a pensé à créer un compte sur Twitter  et ainsi rejoindre d’autres personnes vivant les mêmes difficultés qu’elle. Elle a créé ce compte dans un objectif d’échange et d’entraide. Ses premières tentatives n’ont pas porté fruit. À partir de ce moment, elle a pris son courage à deux mains et a commencé à partager des photos montrant des parties de son corps où elle s’arrachait les poils ou les cheveux. Les réponses et commentaires ont commencé à jaillir. Le fait d’avoir montré des photos a donné à sa page Twitter un caractère sérieux et digne de foi.

 

Elle se dit très fière du succès de son compte Twitter. Toutefois, l’histoire ne s’arrête pas là. Annie a cherché à créer un groupe de soutien à l’aide de Whatsapp, une application sur les téléphones intelligents qui permet de communiquer gratuitement avec d’autres personnes partout dans le monde. Vous savez quoi ? Plus d’une cinquantaine de personnes font maintenant partie de ce groupe. Ils partagent peine, détresse, inquiétude, sentiments, expériences, connaissances, outils, trucs, etc.

 

Ce sont tous des hispanophones, mais d’origine différente, soit l’Espagne, différents pays de l’Amérique latine et même de l’Allemagne. La plupart des membres sont touchés par la trichotillomanie, sauf deux personnes. Il s’agit de deux psychologues qui prêtent main-forte à cette belle gang qui tente de s’en sortir. Ce qui ressort de ce groupe, c’est que les gens ont trouvé une oreille attentive, quelqu’un qui comprend et ne juge pas.

 

La trichotillomanie en vidéo

Très conscients de la détresse et de la souffrance qui accompagne la maladie, les membres du groupe d’appui ont eu le courage de raconter leur vécu à l’aide d’une vidéo.

 

 

Cette vidéo vise les personnes atteintes, mais également son entourage. Depuis que la vidéo est sur le Net, le nombre de personnes qui la visionnent ne cesse d’augmenter. Étant donné le succès qu’a eu leur initiative, ces jeunes femmes sont décidées à continuer.

 

J’ai demandé à Annie ce qui lui fait le plus plaisir depuis que sa page existe. Elle m’a répondu qu’elle éprouve beaucoup de satisfaction à écouter et à aider les personnes touchées par la maladie. Elle aime venir en aide aux gens, que ce soit en lisant leurs propos ou en les écoutant directement. Elle aimerait que son groupe d’appui devienne une organisation d’aide et de soutien. Elle sait qu’il existe beaucoup de gens qui souffrent de cette maladie et qui n’en sont même pas conscients. Elle ne se gêne pas pour dire que de l’aide existe et qu’il est possible de s’en sortir !

 

Une des recommandations souvent proposées aux gens qui souffrent de cette maladie est de baisser les mains afin de ne pas s’arracher les cheveux.
On pourrait dire: baisser les mains, oui, mais pas baisser les bras ! ! !

 

Je ne sais pas comment vous voyez cette histoire, mais moi, ce que je vois c’est quelqu’un qui ne s’est pas laissé abattre par le diagnostic, quelqu’un qui a cherché à s’en sortir malgré les embûches et qui a réussi en venant en aide à autrui. Merveilleux non ?

 

« Une action aussi petite soit-elle est toujours mieux que la plus noble des intentions ».

Laisser un Commentaire

0 Partages
Partagez
+1
Tweetez
Partagez
Enregistrer
Stumble