À qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même?

À qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même?

Saviez-vous que les gens qui ne sont pas conscients de leur propre valeur ont tendance à se laisser influencer plus facilement que ceux qui ont des bases plus solides?

Les personnes ayant une faible estime de soi adopteront des comportements qui ne sont pas les leurs pour se définir eux-mêmes. Ces personnes se laissent définir par les propos d’une autre personne.

Comment reconnaitre lorsque notre estime de soi et ébranlée par les propos de quelqu’un d’autre? On peut s’en apercevoir car on ressent des nœuds à l’estomac, notre respiration est entrecoupée et on peut parfois même ressentir le vertige. On se remet automatiquement en question en tant que personne et on peut se sentir incompétent, anxieux et désemparé. Ce sont des personnes qui interprètent négativement ce que les autres disent ou font. Elles se sentent de façon systématique pas aimées. Elles auront tendance à rester sur la défensive dans ses rapports avec autrui.

Qu’est ce que l’estime de soi

On dit que le développement de l’estime de soi va de pair avec les habiletés de communication car, lorsque nous avons l’impression que notre estime de soi est en danger, nous pouvons adopter des comportements à l’encontre de ce que nous ressentons et pensons. Surtout si notre survie dépend de ce que l’autre pense, alors, nous nous organiserons pour faire ou dire ce que l’autre attend de nous, quitte à nous trahir nous-même. Ce qui importe, c’est notre survie, un point c’est tout. Comme il est question de survie, nous sommes prêt à tout, même à nous trahir nous-même. Dans notre façon de communiquer, nous a utiliserons des messages à double niveau :

« Ce que je dis ce n’est pas nécessairement ce que je ressens. »

J’ai peur de blesser mon entourage

Ces personnes ont terriblement peur de blesser les autres, peur des représailles, crainte de rompre leurs relations et elles ont de la difficulté à s’affirmer. Normalement, ces personnes ne se rendent pas compte qu’elles envoient des messages à un double niveau. Les personnes utilisant cette façon de communiquer auront des interactions nocives et l’insatisfaction sera omniprésente dans leurs rapports avec autrui. Elles peuvent autant prendre le rôle de quelqu’un qui essaie de plaire à tout le monde, comme celui de quelqu’un qui cherche constamment à prendre les gens en défaut, un peu le genre autoritaire ou qui se croit au-dessus de tout le monde et en parfait contrôle de la situation.

Une surestime de soi ?

Également d’ailleurs, le fait d’avoir une estime de soi gonflée à bloc ou plutôt une surévaluation de notre propre valeur peut nous jouer des tours dans la vie. La personne trop sûre d’elle-même risque d’être rigide, c’est-à-dire qu’elle n’accepte pas les compromis, elle ne fait pas de concessions et elle fait preuve d’une sévérité qui frise l’extrême. Les gens autour de ces personnes auront plutôt tendance à s’en éloigner.

Comment développer son estime de soi ?

Pour grandir et nous développer en confiance dans un milieu agréable et propice à l’épanouissement, nous devons utiliser des messages simples, clairs et sans ambiguïtés. En fait, la communication est un art qui s’apprend, fort heureusement. Lorsque nous développons des habiletés de communication et que nos rapports avec notre entourage s’enrichissent, spontanément, notre estime de soi risque d’augmenter sa valeur à son tour. Les habiletés de communication incluent entre autres : les capacités à faire de demandes qui ont du bon sens, à résoudre un conflit de façon efficace, à savoir complimenter l’autre et à être emphatique. Se donner l’opportunité d’acquérir des habiletés de communication profite à tout le monde qui nous entoure. En effectuant des changements au niveau relationnel, nous assainissons notre relation avec nous-même et avec autrui. Nous apprenons à nous exprimer de façon claire, nette et directe.

Nous pouvons toujours nous poser la question :

« quelles sont les craintes qui nous empêchent d’être nous-même? » Ou plutôt dans le style de Jacques Salomé : À qui ferais-je de la peine si j’étais moi-même? »

Accepter ce qui est, c’est choisir la réalité

Georges-Henri Arenstein

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