Comment communiquer avec une personne atteinte de maladie mentale ?

Comment communiquer avec une personne atteinte de maladie mentale ?

Communiquer est un art qui s’apprend bien sûr, mais l’intention ne suffit pas, car cela requiert bien plus que de la bonne volonté. En fait, la communication est très complexe et si je dis : « Je veux apprendre à bien communiquer », il s’agit d’un travail de longue haleine. Apprendre à parler en « je » c’est déjà un bon début, mais ce n’est pas tout.

Émetteur et récepteur

Dans toute communication, la personne est appelée à avoir deux rôles. Celui d’émetteur et celui de récepteur. Pour bien communiquer, il faut exceller dans ces deux rôles. Il y a des gens qui vont le donner plus d’importance à un seul domaine, mais… comme dit la chanson : « deux, c’est mieux ».

Nous communiquons même lorsque nous ne parlons pas. Notre posture, notre expression faciale et nos gestes sont des formes de communication. C’est pour cette raison entre autres qu’on dit que la communication peut être verbale et non verbale.

Cinq émotions de base dans la communication

Lorsque l’on cherche à communiquer adéquatement, on s’aperçoit qu’il existe de nombreux aspects dont il faut tenir compte. À titre d’exemple, l’aspect qui touche aux émotions. Que savons-nous du monde émotionnel? Sommes-nous tous à notre aise quand il s’agit d’identifier l’émotion qui nous habite lorsque nous sommes confrontés à une situation quelconque? Connaissez-vous les cinq émotions de base? Hé bien!

Dorénavant, vous n’aurez plus d’excuse pour dire que vous ne le saviez pas. Ces émotions sont la peur, la colère, le plaisir, la peine, et la culpabilité.

Il est facile de dire que c’est agréable ou déplaisant ce que nous vivons. En ce sens, nous allons utiliser toutes sortes d’expressions pour exprimer nos états d’esprit. « Je suis en beau calvaire », pour exprimer que nous sommes royalement en colère. « Foutez-moi la paix », au lieu d’exprimer que nous sommes exaspérés et que ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour nous interpeller.

J’imagine et je suis presque convaincu que vous connaissez bien plus d’expressions de ce genre. N’est ce pas? Peut-être que nous sommes en contact direct avec l’émotion qui nous habite, mais nous prenons un petit détour pour l’exprimer. Une façon de faire qui peut parfois nous amener loin de la précision ou comme dit l’expression : « passer par quatre chemins ». On a tendance à se perdre lorsqu’on entreprend ce trajet. C’est vrai, surtout lorsque vous ne vous apercevez pas que vous êtes sous l’emprise de la peur!

La peur de blesser

Et que dire de l’authenticité dans la communication, surtout si on est adepte de l’expression « il faut éviter les conflits à tout prix ». La peur est aussi à la base de cette façon de procéder dans nos relations. La peur d’être puni ou la peur d’attirer une réaction négative sur nous-mêmes est aussi ce qui nous amène à croire qu’on va réussir à faire une omelette sans casser des œufs. Malheureusement, on se rend compte de l’inefficacité de ces façons de faire que quelques années plus tard.

Le respect

Un autre aspect fondamental de la communication c’est la notion de respect. Souvent, ce n’est pas du respect envers les autres dont il s’agit, mais plutôt du respect envers soi. Il est certain que je ne peux pas m’attendre à avoir du respect des gens que je ne respecte pas. Mais il est encore plus évident que je ne peux pas m’attendre à avoir du respect des autres si moi-même je ne me respecte pas.

Comment formuler une demande ?

Un autre aspect aussi important lorsqu’on veut bien communiquer est la façon dont on formule ses demandes. Souvent, nous espérons que l’autre personne devine nos désirs. « Je ne devrais même pas avoir à le demander… » Est-ce que cela vous dit quelque chose? Par exemple, lorsque nous sommes sur la route et que nous passons devant un Tim Hortons, j’ai tendance à dire « Ha! Voilà un Tim » et je m’attends à que ma conjointe s’arrête pour que je puisse m’acheter un café. Est-ce que j’ai formulé une demande? Ma conjointe a-t-elle compris que j’avais le goût d’un café et que j’aimerais qu’elle s’arrête quelque part? Non! C’est exactement la même chose si je lui dis : « Savais-tu que c’est chez Tim Hortons qu’on retrouve le meilleur café en ville? ». L’autre personne va-t-elle comprendre que je veux qu’elle s’arrête quelque part pour que je puisse satisfaire mon envie de café? Non! C’est bien différent si je demande : « J’ai soif et je serai bien content ou j’apprécierais si tu t’arrêtais quelques minutes pour que je puisse m’acheter quelque chose à boire, svp. ».

Un code de conduite: L’homme qui parlait aux autos

L’univers de la communication est complexe et il y a un nombre infini de documents qui nous offrent chacun mille et une nouvelles formules pour arriver à communiquer de façon constructive. Nous savons comment il est important d’apprendre à bien communiquer avec autrui. Nous savons aussi que la tâche de communiquer avec quelqu’un se complexifie davantage, surtout si ce dernier souffre d’une maladie mentale.

Par la force des choses, vous êtes amenés à vous outiller pour faire face à une nouvelle réalité. C’est décourageant, j’en conviens, mais il est possible d’améliorer la situation. À l’ALPABEM, nous avons mis la main sur un bon petit bijou qui risque de nous alléger la tâche. En fait, il s’agit d’un code de conduite qui devrait nous permettre d’améliorer grandement nos contacts avec les personnes présentant un trouble mental. Si vous pratiquez la méthode proposée, vous serez plus à l’aise pour faire face aux hallucinations, aux idées de grandeur, aux pensées confuses, à l’humeur dépressive et même aux idées suicidaires, etc.

Ce document a été développé par La Boussole, une association de parents semblable à la nôtre. Je profite de cet article pour vous inviter à venir le consulter ou bien mieux que cela, vous pouvez vous le procurer à prix modique à nos bureaux.

Demandez pour L’homme qui parlait aux autos.

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