Culture et santé mentale

Culture et santé mentale

Avec un tel titre, nous avons voulu vous montrer comment la maladie mentale est vécue ailleurs, comment elle se soigne et comment elle est interprétée. Il est intéressant de savoir qu’ailleurs, les gens respectent les « fous », « les possédés » « les ensorcelés », etc.

 

Avant d’aller voir ailleurs, savez-vous comment la maladie mentale a été vécue ici par les années passées? Saviez-vous que les premiers Jésuites débarqués en territoire canadien pensaient que les Indiens étaient une gang de fous. Avez-vous une idée de la façon dont les Amérindiens se comportaient envers leurs malades mentaux? Ils utilisaient une cérémonie appelée « l’ononhairoia », appellation qui signifie : le renversement de la cervelle.

 

Cette cérémonie avait pour but de ramener la santé aux personnes atteintes de maladies mentales. En premier lieu, ils leur donnaient une potion à boire dans l’espoir de les guérir. Ils fumaient du tabac, dansaient, etc. Ils pratiquaient une incision dans leur tempe et laissaient croire qu’en suçant, ils en retiraient le méchant à l’intérieur. Ils pouvaient montrer des choses qu’ils retiraient du cerveau, mais comme on dit : c’était « arrangé avec les gars des vues ».

 

Trois maladies reconnues par les amérindiens de l’époque

 

La maladie naturelle

Pour les amérindiens, il y avait trois sortes de maladies : La maladie naturelle qui se guérissait par des moyens naturels : il pouvait être question d’une potion miraculeuse ou d’un bain de vapeur. La potion pouvait contenir des navets, des rognons de castor ou la patte gauche d’un orignal. Cette potion était souvent utilisée aussi pour guérir la folie.

 

La maladie de l’âme

Un autre genre de maladie était provoquée par l’âme du malade tourmenté par un désir quelconque et la guérison dépendait de la satisfaction de ce désir.

 

 

La maladie suite à un sortilège

Finalement, il y avait les maladies provoquées par un sortilège ou par un mauvais esprit dont il fallait se débarrasser. Lorsque la potion n’apportait pas l’effet souhaité, cela signifiait que la maladie était plutôt d’origine surnaturelle et alors on faisait appel au chaman.

 

Selon ce qu’on raconte, les Canadiens et les Européens auraient adopté certains de ces remèdes venant de la culture amérindienne. Sur cet aspect, vous ne me laisserez pas mentir car on utilise encore des herbes ou des produits tels que l’ail des bois qui posséderaient des vertus médicamenteuses. On sait également que si les Canadiens ont réussi à s’adapter à la dureté du climat canadien, c’est bien, en partie, à cause des apprentissages puisés de la culture amérindienne.

 

Maladie mentale et religion

Vous savez qu’au Québec, à une certaine époque, la religion avait une place énorme. Ce n’est plus le cas présentement. Toutefois, il reste encore des gens pour qui la spiritualité est essentielle, sauf qu’elle n’est plus comme autrefois.

 

Les gens issus d’une autre culture sont souvent très croyants et religieux comme le Québec l’a été autrefois. La culture, la spiritualité et les rituels forment un tout. Ici, pour soigner une grippe, on parle de boire du gin chaud; pour une personne de la Russie, ce sera peut-être plutôt de la vodka et pour un Mexicain, je suis convaincu que c’e sera de la téquila. Cet exemple est simplement pour vous démontrer les effets de la culture. Il devient donc plus facile de comprendre qu’un parent haïtien croit que son fils est victime de sorcellerie plutôt que de croire qu’il souffre d’une maladie mentale. Un Pakistanais peut à son tour penser que son fils est plutôt possédé par un mauvais esprit.

 

Par conséquent, les gens issus de l’immigration auront tendance à chercher du réconfort face à la détresse dans la prière, dans les mosquées, dans les églises, auprès des membres de sa communauté, chez un imam, un sorcier ou un herboriste plutôt que d’aller dans les froids couloirs d’un hôpital ou d’une clinique.

« Le malade se sent protégé, entouré par le filet rituel que forment les membres de sa famille, avec leurs prières, leurs sacrifices, leurs cérémonies. »

 

Certains Nord-Américains se fient encore à la marmotte pour savoir si l’hiver est encore loin. Je ne porte aucun jugement là-dessus. Je ne veux pas savoir si cela est vrai ou pas. Je prends cela comme quelque chose de culturel qui répond à un besoin.

 

Lorsqu’on porte un regard sur notre passé et notre culture, on s’aperçoit qu’on n’est pas aussi différents qu’on le croit. Non?

« Ne force pas quelqu’un d’autre à porter ton costume, même s’il lui fait bien; et surtout, ne te crois jamais dans le costume d’un autre. »

« L’acceptation des autres, c’est facile quand on s’accepte soi-même; d’ailleurs, c’est là que réside la meilleure compréhension. »

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