La dépression chez les personnes du 3e âge

La dépression chez les personnes du 3e âge

Il n’est pas nouveau de parler du vieillissement de la population, il n’est pas nouveau non plus d’associer vieillesse à bobos, maladie et prise en charge.

Vu de cet angle, il n’est pas surprenant que plusieurs personnes posent un regard négatif sur les gens âgés. Cette étape de la vie est vue comme une catastrophe ou presque. Pourtant, la vieillesse est une étape de la vie par laquelle nous devons tous passer.

Toutefois, certains individus ont vu la vieillesse comme une source d’enrichissement, par exemple les gens qui vendent des produits pour ne pas vieillir, pour paraitre plus jeunes. Ce sont des gens sans scrupules qui vendent des rêves, des mirages.

Le déclin

Certains ont tendance à voir la vieillesse comme un déclin plutôt que comme une maturation de l’être humain. Dans un système comme le nôtre axé sur la performance, il est compréhensible d’estimer que les personnes âgées ne sont plus productives (force de travail), mais de là à les considérer comme un fardeau, il faudrait qu’on m’explique plus en détail le pourquoi.

Il est vrai que nombreux sont ceux qui ont laissé leur santé, sinon leur peau, au travail. Tous ont donné tout ce qu’ils pouvaient à la société. Cela ne veut pas dire qu’on doit les tasser pour autant et surtout pas dans le style « tasse-toi mon oncle».

Il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des gens qui, malgré leur âge avancé, n’ont pas encore fini de donner. Je pense à tous ceux et surtout celles qui s’occupent d’une personne malade. C’est une tâche difficile que de s’occuper de quelqu’un qui est malade et lorsqu’il s’agit d’une maladie mentale, disons que la tâche se complique davantage. Ces gens, vous le savez sûrement, risquent de s’épuiser physiquement et mentalement. S’occuper de quelqu’un qui souffre d’une maladie mentale comporte un lot considérable de stress. La maladie a un retentissement direct sur la santé et sur la qualité de vie des parents. Ces derniers, affairés à s’occuper du bien-être de la personne malade, finissent souvent par négliger leurs propres besoins de santé et le pire est qu’ils tardent à demander de l’aide pour eux-mêmes.

Dépression chez les personnes âgées

Comme s’il n’y avait pas suffisamment de maux qui s’abattent sur les personnes âgées, elles risquent malgré tout de vivre la dépression et l’anxiété.

Même si la dépression n’est pas le lot de toutes les personnes âgées, un bon nombre d’entre elles en souffrent.

Il peut être normal pour les personnes âgées d’être tristes et dépressives étant donné les nombreuses pertes auxquelles elles doivent faire face : perte du travail, perte des membres de la famille, des amis, de la maison ou de l’appartement, de la santé, et la liste est longue.

L’isolement est de plus en plus fréquent sans toutefois être souhaité. Il est assez angoissant de se rendre compte qu’on est de plus en plus isolés et que la fin approche, d’autant plus si nous avons tendance à entretenir des idées négatives sur la mort. À cet âge, on est fatigués, on a moins d’intérêts et de moins en moins de plaisir dans nos activités. C’est pour toutes ces raisons qu’il est difficile de diagnostiquer la dépression chez les personnes âgées. Elles auront davantage tendance à consulter pour des maux physiques que pour les maux de l’âme.

On entend souvent dire que la dépression est le mal du siècle. Il n’est donc pas étonnant de constater que le marché des « pilules de bonheur » soit aussi lucratif. Je suis d’accord avec le proverbe :

« sur le chemin de la vie, il ne devrait y avoir qu’un seul règlement : être heureux»

mais pas à force de pilules.

« La vie demeure toujours le seul temps certain pour vivre. »

Laisser un Commentaire

Partagez
Tweetez
Enregistrer
+1
Partagez
0 Partages