6 questions à poser à votre  proche atteint de maladie mentale

6 questions à poser à votre proche atteint de maladie mentale

Aucune personne sur la planète n’aimerait apprendre qu’elle est malade, PERSONNE ! ! ! Je comprends votre désir de venir en aide à votre proche qui est atteint de maladie mentale.

 

Toutefois, ce n’est pas en lui disant « Tu as un problème, va te faire soigner » que les choses s’arrangeront. Au contraire, il risque de s’offusquer et de vous envoyer promener.

 

C’est qui le malade ?

Il vous dira: « Ce n’est pas moi qui suis malade, je n’ai pas besoin d’aide. C’est toi qui as un problème. » Résultat : la relation devient tendue et votre proche ne veut plus rien savoir.

 

« Dire à l’autre » ou… « écouter l’autre » ?

En adoptant cette attitude, nous nous donnons le rôle d’émetteur.
« Dire à l’autre » prend le dessus sur « écouter l’autre ».

 

Qu’est-ce qui nous permet de croire que l’autre sera ouvert à nos commentaires, qu’il aura de l’ouverture ou sera apte à ressentir la détresse que nous vivons face à son comportement ? Ne croyez-vous pas qu’il a déjà assez de tourment à cause de sa maladie ?

 

Un mal de dent… ou le cancer ?

Prenons le commentaire suivant par exemple: « C’est parce que tu ne brosses pas bien tes dents que tu as des caries ». Il ne diminue pas la douleur et ne donne pas le goût d’adopter une bonne hygiène buccale. N’est-ce pas ? Lorsque quelqu’un fait face au  cancer ou à toute autre maladie, nous ne savons pas trop quoi dire.  Normalement, « dire à l’autre » est plus rassurant pour nous. « Ne t’en fais pas, tu vas t’en sortir ! Demain, tu iras mieux. Courage, tout va bien se passer. » Tandis «qu’écouter l’autre » nous fait peur et nous angoisse. Comme si sa réalité risquait de nous heurter comme un tsunami. Notre vie risque d’être compromise ! Nous avons peur d’entendre la réalité de l’autre. Nous ne savons pas quoi faire. Nous ne savons pas quoi dire pour le rassurer.

 

Rappelez-vous cette annonce à la télé où des gens reçoivent un diagnostic de cancer. On les voit tomber à la renverse. Ils sont « renversés » par la nouvelle. Croyez-vous qu’ils sont en position d’entendre des commentaires à la suite d’un tel diagnostic ? probablement pas.

 

Voici des questions pour écouter l’autre

Je veux surtout vous amener à considérer un tant soit peu l’option d’« écouter l’autre ».

  1. Qu’est-ce que ça te fait d’avoir un tel diagnostic ?
  2. Comment vis-tu ça ?
  3. Qu’est-ce que ça représente pour toi de te savoir malade ?
  4. Qu’est-ce que le diagnostic est venu changer dans ta vie ?
  5. Comment tu vis le fait de savoir que tu dois prendre des médicaments toute ta vie
  6. Aimerais-tu qu’on prenne le temps de discuter de ce que tu vis ? »

 

Je sais que la personne malade nous en fait voir de toutes les couleurs. Elle nous fait passer par toute une gamme d’émotions qui ne sont pas toujours agréables. Souvent, nous avons le cœur gros. Mais ce n’est pas en vidant notre « trop-plein » sur elle que nous allons améliorer la situation. Ce n’est pas en nous assurant qu’elle soit consciente de tout le mal qu’elle nous fait qu’elle sera plus encline à se prendre en mains.

 

Nous avons plus de chances d’avancer dans notre relation avec elle en optant pour le mode « écouter l’autre ». Nous avons également plus de chances de créer des liens avec elle, au lieu de nous la mettre à dos.

Ce n’est pas en bousculant la ruche que nous allons récolter plus de miel.

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