Être grand-Parents, privilège ou responsabilité ?

Être grand-Parents, privilège ou responsabilité ?

Les grands-parents sont privilégiés pour donner temps, amour, écoute et conseils à leurs petits-enfants et en retour, ils retirent de la nouveauté de cette relation et un regain d’énergie dû à l’enthousiasme des enfants.

Les grands-parents peuvent être particulièrement aidants lorsque les parents vivent des difficultés (séparation, problème de santé, problème financier, etc.) ou lors du retour au travail. Les enfants qui ont des contacts avec leurs grands-parents bénéficient donc de leur expérience de vie, ils apprennent à mieux connaitre les gens de cette génération et leur histoire.

Être grand-parent, symbole de stabilité

Les grands-parents ont donc des fonctions ou rôles bien différents de ceux des parents. Ils sont souvent symbole de stabilité et continuité pour les petits-enfants. Selon plusieurs études canadiennes, la plupart des grands-parents voient leurs petits-enfants régulièrement (une fois par semaine ou plus), et ce, par l’entremise des parents. Il est évident que la distance a un impact sur la fréquence des visites.

En effet, plus les grands-parents demeurent à proximité, plus la possibilité des contacts augmente. Lorsque les enfants voient leurs grands-parents plus fréquemment, ils sont plus enclins à se confier et à demander de l’aide face à des difficultés qu’ils pourraient vivre. Il est possible que certaines personnes âgées ne veuillent pas ou ne puissent pas endosser le rôle de grand-parent, soit dû à leur âge, à la maladie, à l’éloignement ou à des disputes familiales.

Quand le grand-parent devient le parent

Par contre, il arrive que certains grands-parents doivent faire office de parents pour diverses raisons. Une des plus fréquentes serait l’incapacité ou le refus des parents de prendre soin de leurs enfants. Il y a aussi l’abus d’alcool ou de drogues, les troubles mentaux et la violence. Dans ces cas, être grands-parents devient plus une responsabilité qu’un rôle ou une fonction. Cette responsabilité devient donc centrale et oblige les grands-parents à mettre de côté leurs projets de retraite et leurs activités pour s’investir dans la relation avec leurs petits-enfants. Certains vont donc tenter de faire ce qu’ils jugent avoir omis avec leurs propres enfants, d’autres vont tout simplement faire de leur mieux et profiter de cette occasion pour se rattacher à la jeunesse.

Les droits des grand-parents

Les grands-parents ont-ils des droits lorsque des situations comme celles présentées ci-dessus se produisent? La loi prévoit précisément que les parents ne peuvent, sans motifs graves, faire obstacle aux relations interpersonnelles des enfants avec leurs grands-parents. Il est donc possible pour les grands-parents de faire une requête à la Cour supérieure du Québec pour obtenir des droits d’accès ou même la garde dans les situations extrêmes.

Les parents pourraient s’opposer seulement s’ils démontrent que l’enfant ne veut pas voir ses grands-parents ou bien que ceux-ci nuisent à son développement, son éducation (par exemple en s’interposant avec l’éducation que les parents proposent) ou en étant négligeant. S’il y a seulement de la mésentente ou une dispute de famille, cela n’est en aucun cas un motif raisonnable pour priver les grands-parents et leurs petits-enfants de se voir.

Dans les cas où les grands-parents vont en cour et qu’ils obtiennent un droit d’accès à leurs petits-enfants, l’accès ressemblera à ce qu’ils avaient auparavant et les parents seront tenus par la loi de se conformer à ce jugement. Évidemment, nous ne souhaitons pas que les gens aient recours à de tels processus, mais sachez qu’ils existent et qu’il est important que les petits-enfants soient en contact avec leurs grands-parents (lorsqu’ils sont adaptés) et ainsi, tous en retireront de grands bénéfices.

Source:

http://www.educaloi.qc.ca/capsules/le-droit-des-petits-enfants-detablir-une-relation-avec-leurs-grands-parents

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