Tribunal de la santé mentale: Projet pilote ou projet « peanut »?

Tribunal de la santé mentale: Projet pilote ou projet « peanut »?

Qu’est ce que s’ajoute à ma vie ça un tribunal de santé mentale? C’est pour le bénéfice de qui tout ça? Est-ce que nos personnes atteintes arrêteront d’être punies et seront mieux traitées?

On est en droit de se poser des multiples questions d’autant plus que la mise sur pied de ce type de tribunal concerne trois ministères : Ministère de la Justice, de la Santé et des Services sociaux ainsi que de la Sécurité Publique.

Je vais vous avouer que je ne vois pas trop clair dans tout ça. Tout à coup les gouvernements se sont sensibilisés aux réalités que nous vivons et par la mise d’un tribunal spécialisé ils comptent alléger le fardeau qui nous accable?

Quels sont les véritables objectifs de ce tribunal?

Le Ministère de la Justice chercherait-il à désengorger le système carcéral pour laisser la place aux vrais criminels?

Le Ministère de la Sécurité publique chercherait-il à protéger la société et éviter des événements tragiques comme ceux avec lesquels les médias à sensations nous rabattent les oreilles?

Il faut sortir les gros canons pour arranger ce que le ministère de la Santé et services sociaux n’arrive pas à soulager?

Quoi qu’il en soit, nous constatons que c’est une belle tentative du gouvernement pour adapter un système rigide à une clientèle vulnérable. Il est à espérer que ce tribunal empêchera que les personnes qui souffrent d’un trouble de santé mentale se retrouvent sans cesse dans les dédales du système judiciaire pour être punies sans jamais avoir accès à des soins adaptés. L’emprisonnement n’est pas une alternative aux soins psychiatriques. Cela nous le savons depuis longtemps. Heureusement que quelqu’un au sein du gouvernement l’a finalement compris.

L’un des objectifs poursuivis par ce tribunal est d’éviter l’emprisonnement et de favoriser le suivi psychosocial et médical de contrevenants souffrant des troubles mentaux. Il est aussi question de tout mettre en œuvre pour diminuer les risques de récidives. Ça sonne merveilleux, non?

À vrai dire, le tribunal de la santé mentale va de pair avec un programme et c’est là que la chose devient intéressante, car ce programme qu’on appel « Le plan d’accompagnement justice et santé (PAJES) » a comme principal objectif d’offrir à l’accusé la possibilité de recevoir des soins et des services dans la communauté afin d’améliorer et stabiliser son état de santé.

Ce programme se veut volontaire. Enfin, l’un des procureurs du Tribunal peut offrir le programme à la personne accusée. Cette dernière doit, si elle accepte le programme, suivre certaines conditions comme par exemple : rencontrer un travailleur social, son médecin ou se présenter devant le juge, etc.

Si la personne réussit le programme, elle peut se faire enlever la plainte ou la peine d’emprisonnement. Dans le cas contraire, si la personne refuse le programme elle se retrouve automatiquement dans les dédales du tribunal régulier.

Ce qui est hautement important dans ce programme c’est la diversité de personnes impliquées : Juges, procureurs, agents de probation, avocats de l’aide juridique, médecins, intervenants du milieu de la santé et des services sociaux et même des intervenants venant des organismes communautaires feront partie intégrante de ces équipes.

J’ose espérer que ce projet restera et s’implantera à la grandeur de Québec, car nous avons grandement besoin.

C’est un grand pas pour l’avancement de la cause de parents, mais nous sommes encore loin de dire qu’un jour, peut importe les mesures qui nous seront offertes, nous ne porterons jamais une plainte contre nos propres enfants, ni souhaiterons qu’ils deviennent des criminels pour qu’ils aient accès à un tel encadrement.

« Doit-on punir la maladie, ou doit-on la guérir? »

Laisser un Commentaire

Partagez
Tweetez
Enregistrer
+1
Partagez
0 Partages