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Les relations humaines sont marquées par une particularité : les émotions. À travers nos différentes relations, nous pouvons passer par toute une gamme d’émotions, passant de l’euphorie à la haine, du calme à l’agitation, etc. Les relations qui sont les plus importantes pour nous sont normalement celles qui sont les plus énergivores au niveau émotionnel. Que ce soit notre partenaire, nos parents, nos enfants, nos amitiés, les émotions vont dicter notre niveau d’engagement et notre niveau d’investissement dans une relation.
Le désir de s’investir et de s’engager dans une relation est intimement liée à notre bien-être et aux émotions ressenties en étant en contact avec l’autre. Dans un rôle d’accompagnateur d’une personne vivant avec des difficultés de santé mentale, certaines composantes viennent brouiller nos actions. En effet, les conséquences de la maladie, réelles ou appréhendées, surpassent la place de notre bien-être et de nos émotions. En d’autres mots, même si parfois le désir de se désengager, que la colère et la tristesse sont élevées, l’engagement envers l’autre se maintient afin de le soutenir et possiblement lui éviter des conséquences graves.
Dans le cas où le désir de se désengager et de prendre un recul est criant, et que la tête nous dit que notre proche atteint a besoin de notre soutien, on se retrouve face à une impasse relationnelle. Alors, comment naviguer à travers des émotions contradictoires, des actions opposées et trouver une zone où on ressent un réel et sincère désir de continuer à s’engager et de s’investir dans une relation qui, à la base, est plutôt tendue?
À travers les échanges et les conversations avec les membres de l’entourage, les émotions que nous entendons le plus fréquemment sont la déception et la blessure. Décortiquons donc ce qui se cache normalement derrière celles-ci.

