intro
Certains dénomment l’adolescence comme l’âge ingrat. Avec tout ce qu’amène la puberté, ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi c’est surnommé ainsi. La période de la vie où on découvre notre identité et on
cherche notre indépendance.
Certains dénomment l’adolescence comme l’âge ingrat. Avec tout ce qu’amène la puberté, ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi c’est surnommé ainsi. La période de la vie où on découvre notre identité et on
cherche notre indépendance.
Être un parent, ça veut dire faire des sacrifices pour son enfant. Et vous le faites sans hésitation. En tant que parent, vous allez toujours faire votre possible pour votre enfant, et toujours vouloir en donner plus. Vous
donnez à vos enfants non seulement car vous le voulez, mais aussi car c’est votre responsabilité. Une partie de vous pourrait aussi vouloir être vu comme un bon parent. Et, soyons francs, quoique l’enfant puisse faire, il ne pourra jamais repayer ses parents pour tout.
Dans la perspective de l’enfant, le parent donne depuis toujours. Les parents sont les piliers des enfants dès le début et ils interprètent les sacrifices parentaux comme la norme. Pour eux, ce n’est pas un privilège, mais un droit. Ce que les parents font pour le jeune, ça va de soi. Ce qu’ils ne font pas, en revanche, sera remarqué rapidement.
À l’adolescence, cette perception ne change pas beaucoup. Les ados sont en apprentissage de la responsabilisation et des sacrifices. Ils ne se rendent simplement pas compte du temps, de l’effort et de l’énergie mis par leurs parents pour leur permettre de s’épanouir.
La gratitude, c’est une marque de reconnaissance ou de remerciement. Elle peut se manifester à travers de paroles ou de gestes et elle demande une certaine vulnérabilité. Ça démontre une dépendance ou une
dette envers quelqu’un d’autre. Cela peut impacter le sentiment d’autonomie et, chez les ados, ça peut être confrontant.
Jeffrey Froh, un professeur de l’université Hofstra dans l’état de New York, a complété une étude cherchant à augmenter la gratitude avec des étudiants universitaires. Les résultats étaient positifs pour ce groupe;
lorsqu’il a voulu répliquer son étude avec des adolescents, ni leur gratitude, ni leur niveau de bonheur n’ont augmenté. Froh pose l’hypothèse que la réalisation de leur dépendance aurait eu un impact inverse sur la gratitude ressentie par les ados. Ils se retrouvent à réaliser que leurs réussites et accomplissements sont dû aux sacrifices et aux efforts de leurs parents. L’ingratitude est la façon que les adolescents testent leur indépendance et ce sont surtout des essais pour se faire respecter.
Quand un enfant vient au monde, il n’a rien et il a besoin de tout. Les bébés représentent tout le potentiel humain, mais aussi tous les rêves non accomplis de leurs parents. Peutêtre même inconsciemment, le parent a des aspirations envers son enfant. Le parent peut avoir des attentes concernant la personnalité de son enfant, son style, son sens de l’humour, ses intérêts, son parcours scolaire ou même sa future carrière. Lorsqu’un enfant dévie de ces vœux, le rêve de l’enfant idéal souhaité peut être brisé.
Naturellement, lorsqu’un enfant devient adolescent, les attentes parentales vont changer. Le parent pourrait s’attendre à voir une certaine maturité, une conscience, un esprit critique, et un jugement qui se
développe chez l’ado. Toutefois, même si ces attentes sont naturelles et souvent bien intentionnées, elles ne constituent pas une obligation pour l’enfant de devenir la personne imaginée par ses parents. Véritablement, les enfants ne doivent rien à leurs parents. Ça ne veut pas dire qu’ils sont ingrats, ou que les parents ne méritent pas de reconnaissance. C’est simplement le rôle du parent de prendre soin de son enfant.
Il y a des moyens que vous pouvez utiliser avec vos enfants pour promouvoir plus de gratitude et réduire l’égocentrisme.
Donner l’exemple
Pratiquez plus de gratitude dans votre propre vie. Assurez-vous aussi de donner de la reconnaissance à votre ado.
Poser des limites claires, cohérentes, et constantes
Faites confiance à vos décisions et votre cadre. Surtout, les deux parents doivent être sur la même page pour garder la constance.
Pratiquer avec les jeunes
En fin de journée ou à la table au souper, faites un tour de table et nommez 3 choses dont vous êtes reconnaissant, par exemple. Prenez le temps de relativiser
Prenez le temps de relativiser
Souvenez-vous de l’adolescent que vous étiez. Le temps vous a permis de conscientiser les sacrifices de vos propres parents, et votre jeune sera là éventuellement.
Lâcher l’image de l’enfant idéal
N’attendez-vous pas à ce que votre ado ait des réflexions profondes, nuancées, et critiques tout le temps. L’adolescence est une période notoirement égoïste où on souhaite se démarquer, donc il ne considèrera pas toujours les sentiments d’autrui.
Faire la différence entre un privilège et un droit
Expliquez-leur qu’est-ce qui est une récompense ou un privilège, afin que l’ado puisse développer ses propres attentes également.
Ne pas trop gâter
Trop gâter, dire oui constamment, ou permettre trop de liberté peut donner l’impression à l’ado qu’il peut tout recevoir et donc paraître ingrat par la suite.
https://www.lapresse.ca/vivre/famille/20160 4/12/01-4970307-quand-votre-ado-vousenerve.php
https://www.femina.fr/article/adolescentspourquoi-tant-d-ingratitude
https://www.passeportsante.net/famille/adolescence?doc=age-ingrat-mieux-vivrecette-periode-tant-parent
https://www.ou.org/life/parenting/howteach-your-teen-be-grateful-adina-soclof/
https://ici.radiocanada.ca/ohdio/premiere/emissions/penelope/segments/entrevue/391299/ingratitud e-enfants-adolescents-education