Intro
On dit qu’il n’y a pas d’amour plus puissant que celui d’un parent. Quand un enfant souffre, surtout sur le plan de la santé mentale, l’amour parental se teinte souvent d’un sentiment bien plus lourd : la culpabilité. Cette émotion, bien qu’humaine, peut devenir envahissante. D’où vient-elle, et pourquoi semble-t-elle coller à la peau des parents? Chez les parents proche-aidants, cette culpabilité prend une forme encore plus
complexe.
Ils ne se voient pas comme des aidants : ils se voient simplement comme des mères ou des pères qui s’occupent de leur enfant. C’est leur responsabilité. Et si leur enfant va mal, c’est qu’ils ont échoué. Du moins, c’est ce qu’ils croient.
Un diagnostic en santé mentale chez un enfant, qu’il soit mineur ou adulte, peut effleurer l’égo du parent, ce dernier pouvant se mettre à la défensive. Ils vivent beaucoup d’impuissance, de culpabilité, et de désespoir face à la souffrance de leur enfant. Les attentes et les rêves des parents envers leur enfant peuvent être bousculés, et ça peut être difficile à avaler.
La culpabilité est une émotion inconfortable mais humaine. C’est un signe que nous voulons réparer quelque chose. Ça démontre une capacité à réfléchir sur nos actions afin de nous améliorer en tant que personne. Quand la culpabilité devient envahissante ou qu’elle n’est pas justifiée, c’est à ce moment-là qu’elle devient problématique.

