Avoir un conjoint atteint! Est-ce nécessairement la séparation?

Avoir un conjoint atteint! Est-ce nécessairement la séparation?

Depuis un peu plus d’une trentaine d’années, nous assistons à une augmentation du nombre de divorces et de séparations. Socialement, le divorce est de moins en moins mal perçu et c’est là une des explications à l’intensification des séparations. Malgré cela, il n’en reste pas moins que c’est une étape douloureuse et pénible. Il n’y a pas de recette à la séparation, elle est parfois un mal nécessaire.

Dans cet article, il sera davantage question d’aborder la séparation face à un conjoint, autant l’homme que la femme, atteint de maladie mentale.

Identifiez les émotions

Quelle que soit la cause de l’échec d’une relation, il est important de ne pas négliger les émotions qui vont en découler telles que : la colère, la tristesse, la souffrance, la solitude, l’angoisse face à l’avenir, la confusion et la honte. Toutes ces émotions seront vécues d’une part comme de l’autre mais elles le seront de manière et d’intensité différentes.

Vous avez sans doute déjà ressenti la plupart de ces émotions, dans divers contextes, mais imaginez-vous les vivre dans le cadre d’une séparation, en plus d’être atteint d’une dépression, du trouble bipolaire ou d’un trouble de la personnalité limite… ce n’est pas simple.

Lors de la séparation, la personne qui quitte a généralement une longueur d’avance puisqu’elle a réfléchi à sa décision, elle a déjà fait un bout de chemin, tandis que pour l’autre, c’est le choc! Le choc est d’autant plus terrible si la personne laissée est déjà dans une période difficile ou précaire. La personne laissée peut autant être celle qui est atteinte d’une maladie mentale que celle qui ne l’est pas.

Prendre une décision

Il n’est jamais facile d’arriver à prendre une telle décision et plusieurs facteurs sont à prendre en considération, la maladie mentale faisant partie de ceux-là. En effet, ce n’est pas une mince tâche que d’être le proche d’une personne atteinte. Dans les périodes plus difficiles de la maladie, plusieurs éléments du couple peuvent en prendre un coup.

Fidélité et confiance

La fidélité et la confiance peuvent être ébranlées. Dans la maladie, certaines choses peuvent être cachées d’un côté comme de l’autre. Par exemple, on peut éviter de dire à notre conjoint que le plus jeune a eu des problèmes à l’école pour lui éviter de vivre trop d’émotions ou parce que l’on sait qu’il va s’emporter.

Dans certaines maladies ou troubles, l’hypersexualisation peut être présente durant certaines phases et cela peut amener des difficultés supplémentaires dans le couple. Ce désir accru de sexualité ou de fantaisies ne peut pas toujours être satisfait par l’autre partenaire (pour diverses raisons) et il arrive qu’une des deux personnes soit infidèle.

Attention! La maladie mentale ou un trouble de personnalité n’est pas une excuse à l’infidélité ou au mensonge mais cela peut être un indicateur que quelque chose ne va pas dans le couple en lien avec la maladie ou le trouble.

Ce manque de confiance, ces cachettes ou tromperies amènent le couple à se distancier peu à peu et en bout de ligne, c’est la rupture.

La communication est-t-elle brisée ?

Plusieurs sphères dans le couple changent lorsqu’un des partenaires est atteint de maladie mentale. Il arrive que la communication soit plus difficile; la personne ne perçoit pas nos messages comme nous le souhaiterions ou elle ne répond presque plus à nos besoins.

Il est important de persévérer mais pas à n’importe quel prix. Par moments, la communication avec votre conjoint atteint peut vous sembler inutile, voire même impossible. Il est possible que vous en veniez à ne plus vouloir communiquer avec votre proche atteint et cela peut se répercuter dans différentes sphères de votre couple. Lorsque nous en sommes rendus à la séparation, c’est généralement parce que cette communication s’est perdue. Il est possible que l’annonce d’une rupture n’arrange pas les choses et obtenir l’aide d’un médiateur ou d’un thérapeute est souhaitable.

Un poid lourd à porter

Lorsque la relation se dégrade, il est normal de vivre plusieurs émotions et de ressentir des changements de tous genres. Il est possible que votre relation devienne un poids, une lourdeur et que vous en veniez à vous éloigner afin de vous protéger. Il est possible de ressentir une envie d’être ailleurs car lorsque vous êtes avec la personne atteinte, vous vous sentez constamment le partenaire responsable de tout, celui qui doit être solide et qui doit faire face aux évènements du quotidien. Toutes ces traces peuvent amener des problèmes de santé tels la fatigue, une baisse de désir sexuel, de l’irritabilité et encore beaucoup d’autres. Avec un proche atteint, la vie quotidienne n’est pas toujours facile et songer à la séparation amène son lot de culpabilité.

Se sentir coupable

La culpabilité peut être d’autant plus grande si vous avez des enfants et qu’ils sont déjà ébranlés par la situation qu’a amenée la maladie. Par moments, il peut vous arriver de penser qu’il est préférable de rester dans une relation pour le bien des enfants ou parce que ça vous semble plus simple ainsi. La séparation n’est pas une décision que l’on prend à la légère mais lorsque l’on y réfléchit, c’est généralement parce que la vie de couple bat de l’aile.

Se séparer quand on à des enfants

Il est parfois mieux de subir une tempête que de naviguer continuellement en eaux troubles. Il est important, dans la séparation, de maintenir un certain équilibre, une certaine routine, et ce, autant pour les enfants que pour vous.

Il est donc primordial pour les enfants de leur faire vivre un seul « changement » à la fois. S’il y a séparation, mieux vaut laisser les enfants à la même école, qu’ils fassent les mêmes activités, qu’ils continuent de voir leurs amis.

De plus, il n’est pas souhaitable de cacher la séparation aux enfants. Il faut simplement leur expliquer dans des mots simples et clairs, leur préciser que ce n’est pas de leur faute, que papa et maman ne s’aiment plus. Les enfants ne doivent surtout pas être témoins de chicanes, d’insultes ou de discussions d’adultes; il est préférable d’aller ailleurs qu’à la maison ou d’attendre qu’ils soient couchés. Une fois la séparation faite, il est souhaitable de maintenir des activités plaisantes avec les deux parents et il est essentiel pour le bien-être des enfants que les parents ne disent pas du mal l’un de l’autre ou que les enfants ne soient pas incités à avoir un parti pris.

Le temps arrange les choses ?

Certaines personnes sont portées à croire que le temps arrange les choses. Malheureusement, ce n’est pas le cas, mais par moments, il est bien de laisser retomber la poussière. Dans la maladie, il est nécessaire de se donner du temps; le rétablissement ne se fait pas du jour au lendemain. Lorsque la situation ne va pas depuis un certain moment ou que la personne atteinte ne va pas chercher d’aide, il peut être utile de se fixer une limite puisque le temps à lui seul ne guérira pas la personne atteinte.

Dans certaines maladies, la personne en rétablissement peut avoir besoin de plusieurs semaines afin que la médication fasse pleinement effet. De plus, lorsque la personne atteinte demande des soins, il est possible qu’elle soit confrontée à un certain temps d’attente et n’oublions pas que, quel que soit le traitement, le résultat n’est pas instantané. Il n’en tient qu’à vous de décider quel délai est raisonnable.

L’amour ne guérit pas tout

L’amour ne guérit pas tout et il n’est pas suffisant à lui seul. On peut se dire que notre amour va changer l’autre mais rappelons-nous que le changement est toujours plus solide et durable si on le fait pour soi-même.

Lorsque nous faisons face à une personne qui souffre d’une maladie mentale, nous sommes portés à croire que de l’aimer davantage va l’aider, mais nous commettons une erreur.

Cependant, en aimant l’autre personne, on peut lui donner envie d’être heureuse, de profiter de la vie et cela est beaucoup plus motivant. Cet amour peut s’être épuisé au fil du temps, à force d’avoir tant donné en espérant que l’autre change. L’amour peut continuer de survivre au sein du couple mais il vient un temps où l’amour-propre prend les devants et vous devez vous choisir pour être heureux, pour réaliser vos rêves, pour vous respecter ou pour toutes autres raisons.

Il ne faut pas oublier que la personne la plus importante à sauver, ce n’est pas l’autre, mais vous!

38 thoughts on “Avoir un conjoint atteint! Est-ce nécessairement la séparation?

  1. Lise Letourneau - 20 avril 2016 dans 1 h 59 min

    Si une épouse maladie mental est en CHSLD et que ses revenus se limite aux RRQ et la rente de personnes âgé,Jusqu’à quel responsabilité le conjoint est tenu?

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  2. Catherine - 14 août 2016 dans 15 h 08 min

    Je trouve l’article tout à fait biaisé. Le conjoint non atteint a tout de même épousé son/sa partenaire à travers les voeux sacrés du mariage qui spécifient sans équivoque « pour le meilleur ou pour le pire, […] dans la maladie et dans la santé ». Aurions-nous la même discussion si l’un des époux était diagnostiqué d’un cancer incurable? Ou est-ce que la « date d’expiration » en cas de maladie terminale offre un échappatoire contextuel au survivant qui ne requiert aucune justification puisque la mort prendra en charge ce que le divorce permet ici de combler?
    Au lieu de stigmatiser les victimes souffrant de maladies psychiatriques et d’encourager la personne dotée d’une bonne santé mentale à penser uniquement à son propre bien-être car le temps n’arrange pas les choses {« Malheureusement, ce n’est pas le cas », je vous cite verbatim}, ayez donc un peu de compassion pour les hommes et les femmes dont l’existence était déjà brimée, mais qui, une fois abandonnés, précisément pour une raison sur laquelle ils n’ont aucun contrôle, leur santé, se voient alors soudain privés en plus de leur aidant naturel, de leur ressource ultime, de la douceur et de l’espoir que leur procurait cet amour auquel ils croyaient à tord pouvoir compter à tout jamais .
    Si aucune faute majeure ne fut commise (vol, adultère, violence, etc.), le fait de laisser un conjoint car il/elle est atteint, c’est selon moi, le comble de la lâcheté. Et avec de pareils articles, on se demande ensuite pourquoi l’institution du mariage ne respecte plus ses propres enseignements, jusqu’à ce que la mort vienne séparer le couple, comme les deux époux en avaient portant jadis fait serment.

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    • Francois - 8 janvier 2017 dans 11 h 10 min

      Complètement d’accord avec vous !!!!

      Je me demande à quel point l’auteur de l’article ne cherche pas à se justifier d’avoir abandonné son conjoint….

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      • Patrice Machabée - 9 janvier 2017 dans 16 h 13 min

        Bonjour, l’auteur n’a pas écrit cet article en lien avec son expérience personnelle, mais en lien avec le vécu des familles que nous rencontrons dans le cadre de notre mission.

        Bonne journée

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    • Geneviève - 14 mai 2017 dans 17 h 59 min

      Si vous saviez Catherine… Souvent, nous les amoureux de bipolaires, on passe des nuits blanches a essayer de réconforter notre conjoint, on s’occupe de toutes les tâches ménagères et familiales, on accompagne à l’hôpital, on reçoit des coups de fils, des textos incessants par le conjoint malade qui, au beau milieu de notre journée de travail, menace de se suicider. On essaie de consoler nos enfants qui reçoivent les remarques violentes du parent. On essaie de se consoler sois-même des paroles hyper-blessantes bien trop fréquentes. On doit s’assurer de payer l’épicerie et le loyer seul parce que tout l’agent du conjoint est parti en fumée..C’est lourd, très lourd. Alors nous aussi on prend des anti-dépresseurs pour s’en sortir. On amène les enfants voir le psy parce qu’ils pleurent sans arrêt parce qu’ils aimeraient avoir une vie normale. Nos amis et notre famille ne viennent plus à la maison. Et le conjoint, de surcroit, parce qu’il souffre te traite d’égoiste à journée longue. C’est comme ça. Tout le temps. Toute la vie. Et vous savez c’est quoi le plus lourd? C’est que les gens ne comprennent pas ce que c’est la vie avec un bi-polaire. Il ne savent pas ce que c’est un bi-polaire. Souvent, je dis que si je pouvais dire que mon conjoint a un cancer incurable, j’aurai du support, de la compassion, de l’aide à la maison. Non. Un proche de bipolaire est isolé. Un proche de bipolaire se fait dire par son patron: règle tes conflits familiaux et arrête de t’absenter si tu veux pas perdre ta job. Parce que dire; mon conjoint est bipolaire n’offre pas les excuses que: mon conjoint a le cancer. Alors, la vie devient insupportable et des fois, pour sauver tout le monde, vaut mieux partir.

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      • Martine - 27 mai 2017 dans 6 h 49 min

        Je viens de lire vos commentaires . Je suis restée marié avec mon mari qui est bipolaire pendant 25 ans . Je me suis battu pour essayer de comprendre d’abord d’accepter ensuite mais à un moment j’ai fini par craquer . Nous avons eu 3 enfants dont un bipolaire aussi que j’ai du faire hospitaliser . Bien sur toujours seule pour gerer le quotidien et la maladie . Je me suis battu épuisé avec les psychothérapies la seule à travailler m’occuper des enfants qui n’allaient pas forcement bien un choix devait se faire ou je sombrais ou je partais . Je suis partie avec bcp de culpabilité en lui laissant la maison pour qu’il ai ses repaires les enfants étant grand avaient fait le choix de rester dans leur maison . Mais je ne suis pas partie par lacheté croyez moi j’ai aidé et j’aide mon mari comme je peux même encore je reste présente si besoin . Il ne va pas chez son psy ne met pas en place se qu’elle lui dit pour s’organiser dépense l’argent du coup on est obligé de vendre la maison . et je suis toujours là pour l’aider même si je suis partie. J’ai longtemps espéré un changement mais au jour d’aujourd’hui aprés avoir fait une depression je suis suivi par un psy qui m’aide à avancer mais je sais que rien ne changera. Alors ne jetons pas la pierre aux conjoints chacun fait se qu’il peut .Et parfois partir et la seule solution pour ne pas sombrer au plus profond .

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        • Nina - 8 août 2017 dans 6 h 46 min

          Bonjour Martine, je travaille pour une émission de témoignage sur France 2 et je prépare une émission sur les conjoints de personnes bipolaires, n’hésitez pas à me contacter – nina.jacob@reservoir-prod.fr ou 01 53 84 30 43

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      • Calista001 - 18 juin 2017 dans 1 h 19 min

        Geneviève. Votre témoignage me touche tant. C’est exactement ce que vivait mon compagnon avec la mère de ses enfants. A la fin il m’a quitté sûrement pour retourner avec elle. Il n’a pas voulu me le dire mais je l’ai deviné.

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      • B - 2 juillet 2018 dans 4 h 12 min

        Merci pour ce commentaire !!

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      • Vero - 7 octobre 2018 dans 7 h 37 min

        Bravo cela resume tellement la sitation
        Mon mari est bipolaire cela fait 5 nuits que je n ai pas dormi et je travail et nous avons besoin de mon salaire
        Il est dans le deni et je n en peux plus il fait des crises de manie tout les 2 mois c est epuisant mon corp reagit fracture de la cheville fracture du coude depression
        Je n ai personne pour m aider je suis seule face a cette maladie
        Il est totalement inapte a travailler eta s occuper de lui courses papiers administratifs je gere tout
        Comment m en sortir?

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    • cressence - 23 septembre 2017 dans 11 h 28 min

      Et si le malade mental est violent, vous persécute au quotidien, vous ridiculise devant tous, refuse de participer aux charges du ménage pourtant il travaille et gagne gros, etc, au point de vous rendre malade; prends plaisir a coucher avec vous apres vous avoir humilié voir bastonné,honnêtement dites moi si on peut vivre éternellement dans ce contexte.En passant, j avais beaucoup de cheveux qui sont et continuent de tomber.Le médecin m a dit que c était du au stress. J ai des enfants en bas age qui vivent ça.Donneez moi des conseils sincères svp.

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    • L.L. - 18 février 2018 dans 2 h 08 min

      Une personne avec un trouble du comportement ou une maladie mentale fini TRES souvent par commettre les actes que vous avez énuméré si elle n’est pas soigné, il est comprenable que quelqu’un quitte son conjoint ou sa conjointe parce qu’il/elle est violent(e), manipulateur(trice), infidèl(e), menteur(euse), consomme de la drogue avec les ressources de la famille, etc. Se séparer n’est qu’une façon de réparer ses blessures après des années de souffrances causées par l’être aimé.

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    • Emilie - 22 février 2018 dans 5 h 14 min

      Je suis a 100% d’accord avec vous ! mais si c’est la personne malade qui veut se séparer… que faire ?

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      • maud - 18 avril 2019 dans 19 h 17 min

        Oui Émilie…le bipolaire quitte l’ autre mais jamais vraiment…il ne pense qu’ à lui, fait tout ce qu’ il pense bien pour lui, ét te harcèle ensuite, te persécute et prétend t’ aimer, dira qu’ il fait tout pour toi mais il ne voit pas tout ce que tu supportes au quotidien à cause de ses agissements et ne se sent surtout responsable de rien…tout est de ta faute…
        Sauve ta peau…sinon, il va T’ emporter au fond…et c’ est encore toi qui culpabilisera , il n’ y a pas de partage possible, et
        Même si tu tiens à lui, je peux le comprendre, car ils sont très attachants, laisse le partir, crois moi, il reviendras plus vite que tu ne le penses…mais pour ton plus grand malheur…
        On n’ est pas dans un jeu…le bipolaire est un malade, alors pas de heurts inutiles, ce n’ est pas de sa faute s’ il est comme cela, mais une distance est souhaitable si tu ne veux pas finir en dépression.

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        • Mario - 7 juin 2019 dans 3 h 01 min

          Ces un pervers narcissique. a fuir…

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    • maud - 18 avril 2019 dans 18 h 51 min

      A Catherine,
      Je crois que c’ est une perte de temps de répondre à de tels propos…mais qu’ importe…
      Quand tu parles, tu devrais au moins savoir de quoi tu parles …
      Tu as déjà vécu avec un bipolaire ??? Non ! Alors ta belle morale de catho, garde la précieusement pour les gens qui ont du temps à perdre à écouter tes belles paroles.
      Nous, qui vivons avec un bipolaire…c’ est la descente aux enfers !!!
      Les propos insultants quasi permanents, les crédits dont ont ne voit pas le moindre centime,les dettes de jeux, le vol d’ argent que tu gardes précieusement pour les priorités du quotidien,
      Les mensonges et tromperies avec des partenaires multiples, qui supporterait cela ? Toi…je ne crois pas…il faut une bonne dose d’ amour…chaque jour… Et pourtant, cela ne sert à rien…c’ est eux qui comptent !!! Parles avec des professionnels de santé au lieu de juger et va faire un tour dans les structures qui les accueillent en phase UP… Peut- être que tu comprendras
      Sois un peu sérieuse… un bipolaire est un concentré de tout cela

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  3. Daniel - 29 janvier 2017 dans 15 h 46 min

    je suis dans cette situation présentement et moi c’est ma conjoint qui es partie avec les enfant et c’est elle qui es en détresse psychologique en me stigmatisant d’être un contrôleur et un intimidateur. Ce que je ne suis pas plus qu’un autre, une situation qui me rend la tache très difficile, car dû a sont attitude je doit procéder à des recourt légales juste pour voir mes enfants ,car elle a peur et s’accroche aux enfants pour me faire sentir coupable.. donc chaque situation est unique mais le problème c’est tous les dommages collatéraux quelle engendre par de ses décisions prisent par la peur… J’aimerais l’aider de tout mon cœur mais elle ses crée une peur face a moi d’un manque de confiance irréversible. Sachez que je ne juge pas sont choix de partir car l’atmosphère étais invivable et de tout l’amour que j’ai pour elle je veut quel sois bien dans sa peau je ne lui veut aucun mal, mais l’utilisation des enfants pour crée un sentiment de contrôle c’est déplorable.

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  4. Jacques - 9 avril 2017 dans 22 h 36 min

    Je vis dans cette situation depuis maintenant 7 ans et c’est l’enfer.Oui c’est l’enfer.
    Donnez l’amour ne suffit pas puisque la personne en face de soit ne le voit pas.
    Laisser le temps au temps ne sert à rien car oui le temps ne guéri pas ,çà s’aggrave avec le temps et surtout si la personne joue de sa maladie et s’en sert pour justifier ses actes.
    Poignardé à 7 reprises, des vases reçu en pleine tête , des hurlements, des menaces de mort ,des tentatives de suicide ,j’ai moi même failli par succomber car j’étais perdu.
    Ma compagne est non seulement atteinte de maladie mentale mais en plus fait des crises d’épilepsie qui aggrave tout eu fur et à mesure.

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  5. Marie-Lou - 26 avril 2017 dans 22 h 38 min

    En réponse au commentaire de Catherine: Si le/la conjoint(e) vivant avec une personne atteinte de maladie mentale décide de se séparer, c’est après avoir été ravagé par l’un ou l’autre des dommages collatéraux de la maladie. Dans mon cas, qui n’a toujours pas abandonné, je subis tous les jours la violence, sans parler de l’adultère, tentatives de suicide, comportements à risque pour notre fille et pour sa vie. Quand on aime, on fait toujours un bon bout de chemin avant d’abandonner. Et la plupart du temps, on se rend compte qu’on a coupé les liens trop tard, car une partie de nous-mêmes a été irréversiblement anéantie. Le temps peut arranger les choses, mais peut aussi les détruire à petit feu. Je considère cet article destiné à déculpabiliser les proches de gens atteints de maladie mentale qui ont passé par le douloureux processus de décision et choisi la rupture comme étant le seul moyen de sauver sa peau.

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  6. stanca - 8 août 2017 dans 20 h 49 min

    « cet amour auquel ils croyaient à tord pouvoir compter à tout jamais » . « le comble de la lâcheté ».

    Au début, mon bipote avait des humeurs en dents de scie, des comportements bizarres, mais il y avait des accalmies agréables. Puis il est parti du jour au lendemain, revenu, reparti à la crise suivante, etc… Au fil de ses délires il a acheté motos, voitures, avions, sociétés, a cumulé démissions de postes, pertes de capitaux, déménagements… Il a fallu éponger, compenser, comprendre, faire face… Ses rechutes étaient de plus en plus difficiles à gérer. Paranoïa, agressivité verbale, insensibilité, instabilité, insécurité. Dix ans de consultations, de cabinets médicaux en CHR, pour enfin un diagnostic clair et des soins… qu’il refuse. Les leçons de morale, ça me fait bien rire. Enfin non, en fait, je ne ris plus depuis longtemps. Cela fait des années que je pleure. Alors, l’incompréhension ajoutée à la souffrance et à l’épuisement, je dis STOP.

    « pour le meilleur ou pour le pire » : le texte dit « assistance et soutien ». Et ce sont les tribunaux qui en posent les limites.

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    • nounou - 22 avril 2018 dans 3 h 56 min

      Bonjour, cela fait 7 ans que j’entretien une relation amoureuse avec un homme atteint de maladie mentale, un généraliste le dit bipo? J’ai toujours gardé mon logement, je le voyais le week-end, des fois tout allait bien d’autres fois c’était l’enfer, en plus il buvait, j’ai essayé de l’aider, prise de baclofène, pour l’alcool, hospitalisation pour sevrage etc j’ai pris la décision de ne plus le voir mais j’avais gardé un contact quotidien téléphonique,
      ,jusqu’à decembre 1017, là il me laisse un message m’informant qu’il avait besoin d’aide, malgré ma réticence, je ne répondais plus ni à ses sms ni au tel, je rappelle après plusieurs essais pas de réponse? alors j’appelle les pompiers
      qui ont débarqués chez lui avec les gendarmes après avoir forçé s les portes de la maison car il n’ouvrait pas ne répondait pas quand ils sont rentrés mr s’est réveillé a agressé les gendarme s qui l’ont conduit direct en hp isolement ou il est resté 3 semaines, depuis il est sorti m’en veux terriblement, mon problème c que je suis attachée à lui, et dernièrement j’ai appris qu’il avait rencontré une autre personne je pense que c’est en HP cette personne doit quittée son logement d’urgence pour la fin de ce mois et il a décidé de l’installer chez lui, et moi je suis en train de sombrer je ne me comprends plus, je lui ai dit que je savais depuis plus rien aucun contact alors qu’il me harcelait, je pense aller consulter un psy car je souffre énormément,Il faut préciser que toutes ses ex l’ont
      quittées pour violence avec moi pas de violences physique mais verbales et des crises ou il cassait tout ce qui était à sa portée en me disant je ne sais pas pourquoi je réagis comme ça……Je suis perdue ds cette histoire pourriez-vous me dire ce que vous en pensez? je ne comprends pas pourquoi avoir voulu arréter cette relation depuis deux ans je souffre de cette rupture ????

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  7. alain - 23 décembre 2017 dans 12 h 44 min

    Bonjour

    Je suis un homme de 52 ans papa d’une fille de 7 ans et conjoint (ex) d’une femme bipolaire 2 et traitée .
    10 ans de vie complètement décousue et incompréhensible . Je me suis rendu malade à vouloir l’aider et lutter à se faire soigner . Voila 1 ans quelle est sous xéroquel valium séroplex et je sais plus quoi d’autre et cela 3 fois par jour .
    Elle était devenue complètement changée en 9 mois de HP et perdu 10 kg . Aujourd’hui je suis encore seul avec notre fille et elle est avec ses ami(e)s ; connaissances comme elle dit à coucher chez les uns et chez les autres . Elle n’a pas de travail , pas de fric et pas de véhicule . Elle est actuellement en foyer pour femmes et je ne sais absolument aucuns de ses idées et de ses faits mi à part ce que je vous explique . 10 ans apparemment non pas du me suffir pour comprendre qu’il fallait la quitter ! mais ces personnes sont attachantes et j’étais très amoureux . Aujourd’hui je suis toujours seul avec ma fille pour les fêtes et j’ai prit beaucoup de recul en me disant qu’il fallait que je prenne la décision de vraiment passer à autre chose avant d’y laisser ma peau et celle de notre enfant . Quitter quelqu’un quand on l’aime est extrêmement douloureux mais c’est la seule solution . Je me sent fatigué après tant d’années passés à me battre pour quelle soit bien mais croyez-moi ça ne dure pas … cette maladie est destructive et pour les malades ainsi que les conjoints . La solution est tout simplement s’en séparer . Courage à vous tous malades ou conjoints !

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    • Ferre - 18 août 2018 dans 3 h 47 min

      Bo.jour
      Et aujourd hui vous en etes où ?

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  8. Anne-Marie - 28 décembre 2017 dans 23 h 57 min

    Bonjour à toutes et à tous, j’ai vécu 31 ans avec mon conjoint qui était borderline. Il y a un an et demi j’ai décidé de lui dire que j’envisageais de me séparer car je souffrais de ses comportements blessants, insultants dont je n’ai pas envie de donner des détails. Il a accepté de consulter étant plein de culpabilité réalisant qu’il avait été trop loin… Je suis restée pour le soutenir voyant sa souffrance… Les médicaments qu’il devait prendre n’étaient pas adaptés. Il pensait sans cesse au suicide. je ne l’ai pas lâché passant du temps à discuter et l’accompagnant chez ses thérapeutes attendant parfois 2 ou 3 heures pendant ses rendez-vous. Il a été hospitalisé 2 mois. lorsqu’il est sorti il semblait aller mieux, son traitement le calmait il n’était plus agressif ni insultant mais au contraire gentil et enfin agréable à vivre. Mais il n’avait plus d’appétit. Un soir lorsque je suis rentrée après avoir été garder ma petite fille pour la journée, je l’ai retrouvé dans le canapé du salon. Il avait mis fin à ses jours avec une arme. Depuis j’ai beaucoup de chagrin. C’était compliqué de vivre avec lui mais c’est encore plus compliqué de vivre sans lui. il obsède mes pensées. C’est seulement après son décès que son psychiatre a accepté de me voir pour me dire  » vous saviez qu’il était borderline, votre mari était persuadé que vous aviez quelqu’un, qu’il était compliqué, ce n’était pas une vie pour vous maintenant vous êtes libérée » C’est vraiment un manque d’aide et de tact pour un psychiatre !!! comment pouvais-je savoir qu’il souffrait de cette maladie ? Je regrette de ne pas avoir été soutenue…aidée par le milieu médical.

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  9. Madeleine - 1 février 2018 dans 19 h 56 min

    Que je te comprend , j’ai dû divorcer de l’homme que j’aimais pour survivre émotionnellement et m’occuper de mes deux enfants.

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  10. Philippe - 27 février 2018 dans 6 h 33 min

    Que de témoignages intéressants. On se sent (malheureusement) moins seuls enfermés dans le dilemme d’affronter ou de reconaitre sa défaite et fuir..
    J’ai trouvé pour ma part l’article bien fait, et balancé, car dans mon cas la personne malade me semble vouloir trouver dans le couple un moyen de matérialiser et projeter son mal etre. A moins que ce sont toutes ces petites défaites face à la maladie qui ont fini par détricoter le couple.
    Les 2 parties en tout cas sont en souffrance.
    Dans mon cas apres 10 ans ponctué comme vous de TS, d’accusations, de consolation des enfants, je n’a pas (ou nous n’avons pas) fait encore le pas de séparer. J’ai cependant clair dans mon esprit de respecter d’abord mon role de pére,et mon identitée ,même affaiblie mais qui doit se sauver pour ne pas sombrer.

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  11. Arnaud ZIANI - 4 septembre 2018 dans 11 h 15 min

    Bonjour à tous,

    Alors j’ai lu l’article ainsi que vos témoignages, et nous avons tous plusieurs points communs :

    On se rend bien compte que la maladie de notre conjoint€ (Bipolarité, borderline, dépression sévère, etc…) nous fait du mal au quotidien, mais nous n’arrivons pas à la quitter.

    Perso, j’ai rencontré une personne très charmante, pleine d’énergie, de vitalité, une vraie femme ravissante, et pleins d’envie… Nous avions chacun des enfants, et nous sommes tombés amoureux, avec nos 5 enfants nous souhaitions une vraie belle famille recomposée….
    Nous avons passé pdt 6 mois de jolis moments, parfois avec qqs conflits que je vais qualifier « de caractère ». Et puis, un jour la maladie s’est révélée… Et là, c’est le changement complet.
    De nombreuses disputes, pour des raisons futiles, aucunes explications, pas de possibilité de s’expliquer. Alors, quand je dis une connerie, j’essaie de m’expliquer pour qu’elle comprenne, mais impossible. Elle ferme le dialogue, se réfugie dans la chambre, et aucun pb n’est réglé.
    3 hospitalisations, des rencontres avec d’autres « patients », sans explication, et elle ne comprend pas que vous lui posiez qqs questions pour comprendre!

    Ces personnes sont malades. Ce que je vais dire, n’est pas un jugement de ma conjointe, mais comment la maladie prend le dessus sur notre couple :
    Pas ou peu d’échange. Quand je lui dis, « et toi, tu en penses quoi », elle me dit : « je t’écoute »… ok mais ton avis, tu en penses quoi? Bah rien….
    Si je ne fais pas comme elle a décidé, ça finit en enguelade. Avec la maladie, elle a perdu confiance en elle, et moi aussi. Car on se reproche mutuellement des choses.
    Elle pense d’abord à elle : tout doit tourner autour de ses envies, sans prendre en compte celle des autres… Même ses enfants…

    Plutôt que de s’entraider, on est divergent. J’ai essayé de lui expliquer plusieurs fois, mais rien n’y fait!!!

    J’ai ma part de responsabilité, parce que j’ai trop voulu l’aider. Aujourd’hui la situation est claire :
    Je n’ai plus de famille, je n’ai plus d’amis, et notre relation, je n’en sais rien.
    De son côté, c’est la même!!!!

    Alors que vous dire? Que ces put… de maladies ne sont pas suffisamment prise en charge dans notre société. Les malades peuvent disposer de traitement fourni par des psychiatres (qui pour moi font des essais en permanence fonction des retours de leurs patients… Tellement les cas sont difficiles). Mais pour l’entourage, il n’y a rien!! Pas de guide, pas d’accompagnement. Et pourtant il semble que l’entourage soit une clé de la réussite.

    Pour ma part, je suis chez moi, j’ai l’impression de ne servir à rien, j’ai perdu bcq bcq bcq de « choses ».
    Si je l’aime? Oui, complètement, je ferai tout pour elle (temps, écoute, argent, elle passe avant tout…) que je le veuille ou non.

    Il faut arriver à penser à soi, sans pour autant culpabiliser (je sais bien que c’est facile à dire, moi le premier, j’ai envie de courir la prendre dans mes bras et lui dire « bouge pas, je vais faire les courses », « je gère tes enfants, va te reposer », « ne tkt pas de ça, je vais te donner de l’argent », ….

    Nous ne sommes pas des soignants, et l’environnement médical doit conseiller le patient de se faire aider, et vraiment de le convaincre d’être accompagné, de faire des bilans régulièrement en couple avec un spécialiste, les enfants également, etc etc….

    J’ai perdu bcq d’années avec mes enfants. Je ne pourrais pas revenir en arrière. Mais il faut regarder devant, et pour être d’une bonne aide, gardons à l’esprit que nous devons être en pleine forme et disposer de nos moyens!!!

    Bonne continuation à tous!

    Répondre
  12. Chekroun - 12 octobre 2018 dans 10 h 30 min

    Bonjour
    J ai lu vos nombreux commentaires dans lesquels je me reconnais souvent mon ami a des troubles de la personnalité aussi une sorte de bipolarité
    Il va en HP de jour , et fait du benevolat pour se sentir utile mais ne travaille pas îl reste très instable et accroc à l alcool et le canabis ne supporte pas mon entourage mes amis et ma famille ne viennent plus à la maison quand j essais de Lui proposer quelquechose en groupe et que je cherche à savoir pourquoi il refuse îl se met en colère donc je suis quasi seul à tout gérer en je sors seule mais tout cela me pèse
    Dois je lui dire de partir ? Je l aime mais il est en train de gâcher beaucoup de choses dans ma vie
    Et la grande question à se poser chers amis conjoints de bipolaires
    Ç est est ce que nos conjoints ou conjointes malades nous auraient aidé nous dans le Sens inverse ?
    Je n en suis pas sure
    À méditer

    Répondre
  13. Naty - 12 octobre 2018 dans 10 h 33 min

    Bonjour
    J ai lu vos nombreux commentaires dans lesquels je me reconnais souvent mon ami a des troubles de la personnalité aussi une sorte de bipolarité
    Il va en HP de jour , et fait du benevolat pour se sentir utile mais ne travaille pas îl reste très instable et accroc à l alcool et le canabis ne supporte pas mon entourage mes amis et ma famille ne viennent plus à la maison quand j essais de Lui proposer quelquechose en groupe et que je cherche à savoir pourquoi il refuse îl se met en colère donc je suis quasi seul à tout gérer en je sors seule mais tout cela me pèse
    Dois je lui dire de partir ? Je l aime mais il est en train de gâcher beaucoup de choses dans ma vie
    Et la grande question à se poser chers amis conjoints de bipolaires
    Ç est est ce que nos conjoints ou conjointes malades nous auraient aidé nous dans le Sens inverse ?
    Je n en suis pas sure
    À méditer

    Répondre
  14. Wapler Nicolas - 24 octobre 2018 dans 13 h 27 min

    Merci pour votre article, dont le réalisme et la prudence est remarquable. Les commentaires aussi sont importants. Que de souffrances. Et quand on pense que toutes ces histoires racontées avec sincérité ont pour point de départ l’amour.
    Que doit faire le conjoint sain dans une situation où son conjoint manifestement éprouve des problèmes difficiles à qualifier autrement que de « malade » qui entrainent des conséquences dangereuses tant sur les plans pratiques qu’affectifs :
    – Refus d’écouter le point de vue du conjoint « sain » lorsqu’il est différent du sien propre
    – Exercice sur la vie du conjoint sain d’une emprise démesurée, lui refusant tout droit à une forme d’autonomie ou la liberté d’être simplement lui-même.
    – Possessivité, et « contrôle » du conjoint sain
    – Autoritarisme poussé à l’excès,
    – Scènes non provoquées, cris sans souci qu’ils soient entendus par des tiers
    – Reproches, contraires à l’évidence
    – Violences (verbales ou autres)
    – Accusations de mensonges et cachotteries lorsque le conjoint sain omet de « tout » dire
    – Refus de mesurer l’importance relative des problèmes que la vie pose
    – Refus de consulter, de suivre des traitements médicaux même dans le cas de maladies physiques
    – Tendance à attribuer au conjoint sain tout ce qui figure dans cette liste

    Votre article souligne les difficultés.
    – La séparation entraine des souffrances pour les deux conjoints.
    – Le temps n’arrange pas les choses. La pente est descendante et rien ne l’arrête.
    – Comme tout un chacun, le conjoint sain a le devoir de se protéger.

    Une de vos commentatrices oppose à votre article un très bel argument. Le conjoint « sain » n’a pas le droit d’abandonner le conjoint « malade ». Elle fait la comparaison avec le cancer. Certes le sacrifice de soi est une très haute vertu. A cela que répondre sinon qu’il faut mesurer les choses.

    – S’il s’agit pour le conjoint « sain » de sacrifier des choses très importantes de sa propre vie pour, disons, atténuer des souffrances mineures du conjoint malade.
    Par exemple, sacrifier, sa vie familiale, son succès dans sa vie professionnelle, ses finances, une œuvre généreuse à accomplir, pour se plier aux marottes, lubies, petites phobies du conjoint malade.
    La séparation me semble légitime
    – S’il s’agit pour le conjoint sain de sacrifier des aspects secondaires de sa vie pour soulager les souffrances graves du conjoint. Exemple, le sacrifice du déjeuner du samedi avec ses parents alors que le conjoint malade souffre angoisses et désespoir. La séparation ne me semble pas être légitime.
    Il faut aussi mesurer l’effet sur le conjoint malade d’une séparation. Va-t-elle empirer sa condition, n’y rien changer ou au contraire l’améliorer. C’est évidemment une question importante. Il n’est pas dit qu’une séparation fasse nécessairement du bien au conjoint sain et du mal au conjoint malade.
    La séparation peut représenter un déchirement pour le conjoint sain. Il faut y penser.

    Mesurer, ça veut dire réfléchir. Et comme chacun sait, personne n’aime réfléchir parce que réfléchir ça oblige à faire des choses que l’on n’a pas envie de faire et ça empêche de faire des choses qu’on a envie de faire.
    Pour finir, cette grnde question :
    Lequel des deux est sain, lequel est malade, et de quoi ? Une simple introspection, pourvu qu’elle soit sincère, devrait suffire. Mais le conjoint malade, de quoi souffre-t-il ? Borderline, paranoïa, quoi ? Nommer la maladie est important pour une prise de conscience.
    Il me semble que c’est une démarche qu’il faut faire en consultant un professionnel. Cela peut aider et donner u conjoint sain le courage qu’il lui faudra pour prendre une décision, à la fois efficace, modérée et humaine.

    Répondre
  15. Justine - 1 novembre 2018 dans 0 h 09 min

    Bonjour,
    J ai 32 ans.. cela fait 15 ans que je suis’en Couple avec un homme. Nous avons deux enfants fille et garçon de 12 et 7 ans. Mon conjoint a eu une enfance pas facile :parents séparés, beau père violent et vicieux..un papa malade qui a cumulé 3 cancers (paix à son âme).. bref je savais tout’ça. Voilà 15 ans qu il passe par des humeurs et des phases de stress de tristesse de colère d agressivité et puis il’peut Être aussi adorable et très joyeux.. je suis épuisée. Au début de notre relation, j avais remarqué son agressivité envers sa maman par exemple ( je lié cet excès de comportement avec la rancune qu’il lui voué d une certaine manière). Mais aujourd’hui non, je suis entrain de me rendre compte que c est bine un trait de personnalité ? Est-il bipolaire ?
    L année dernière lors d une banale dispute déclenchée par une broutille.. il m a frappé au visage avec un regard noirâtre.. m’appelant par le nom de famille de son ex beau père et m ordonnant de ne pas le regarder comme je le faisait ( complètement dingue). Une fois un coup de pied à la jambe ,alors que je venais de lui donner une tape* pour rire sur la joue. Il est de plus en plus agressif, n’a plus aucune patience avec moi ou les enfants bien souvent ( alors que si c était quelqu’un d’autre a ce même moment je suis sûr qu’il ne réagirait pas de la même manière) il me lance des regards noirâtres et marmonne bien souvent dans les coins de pièces. Dans ses états de crises il est capable de s assoir sans allumer ni tv ni lumières.. regarder le mur avec un état dépressif.. dire devant ses enfant en s auto parlant que ( sa vie c est d’la merde! Qu il est maudit! …). Super pour ma fille de 12 ans de voir son père dans cet état et d el’entendre parler Comme ça! Avant j avais une boulé au ventre de le voir rentrer du travail..ne sachant pas dans quel état et quel humeur Il serait ( je ne Travaillais pas je m ocucpaide mà fille et faisait des cours par correspondance) financièrement c’était difficile et lui il travaillait alors je ne disais jamais rien et mettait ça sur sur compte là) il a changé de travail depuis… et je travaille aujourd’hui.. mais cette boule au ventre revient avec force. J ia des horaires de restauration alors l après midi je fais ce que je peux pour limiter les humeurs de m**** qui pourrait rendre mr agressif avec les enfants.. je range je nettoie afin que là dessus il ne puisse pas leur râler incessamment dessus par ex. Mais je suis fatiguée fatiguée.. c est le genre d’en personne a recevoir une facture trop’elever Et réussir à faire sentir un malaise.. je me suis deja vu sortir 10personnes de chez’ moi a cause de ça, tellement c était insoutenable. Je n ose inviter personne et me suis coupée de tous mes amies. Il est aussi très jaloux et comme j avais des amis garçons je les ai tous mis aux oubliettes. Une fois ça l à amusé de sortir. A notre fille en rigolant *maman elle a pas d amis! Je suis fatiguée et énervée, il me stress au quotidien, je n ai plus envie d aller vers lui z lui demander ce qui ne va pas. Moi quand je ne vais pas’bien Il s en contrefiche! Excusez mon pavet.. je pourrais encore continuer.. il sait être adorable et beaucoup diront qu il est toujours là pour rendre service et que c est un bon papa qui emmène ses enfant au parc et s en occupé car je travaille etc… moi ce que j’en vois c est que mes enfants grandissent.. et que quand il’rentre Du travail.. je lis’ clairement dans les yeux de ma fille qu elle appréhende l humeur de son père pour la soirée.. où sa tête quand j’en rentre, qui me confirme qu il n a pas arrêté d être énervé pour tout pour rien et qu il fallait lui parler avec des pincettes sans trop,oser ( mais non on peut pas’lui dire.. on le fait passer pour un diable horrible alors qu il’fait Tout tout pour nous! Dira t il). Voilà en gros.. mais j arrive à un point où moi non plus je n ai plus la patience ni les nerfs de supporter ces humeurs.. noël anniversaires même musique.. j appréhende les fêtes à venir. Merci de m avoir lu. Justine.

    Répondre
  16. Jocelyne Morin - 10 février 2019 dans 16 h 59 min

    C’est très triste…il y aurait tant à dire…Cette souffrance d’être bipo……je me suis sortie difficilement. ….courage à tous

    Répondre
  17. Joanne - 14 mars 2019 dans 1 h 53 min

    Dilemme,tourment mon conjoint bipolaire a des saute d’humeur,aucune inhibition dit tous se qu’il pense et plus souvent blessant qu’autre choses et est un acheteur compulsif en deux mois plus de 35 milles $de dépense je cherche de l’aide car je suis marié et tous ses achats me seront imputés et il n’est pas capable de remplir ses papiers pour invalidité long terme je vais tous perdre ,la maladie mentale c’est très difficile sur le couple ,la famille et je cherche de l’aide et l’aide c’est comme un labirinte sans issue je cherche toujours désespérément et mon mari me manque celui d’avant car maintenant j’ai une autre personne dans la maison ce n’est plus lui ???

    Répondre
  18. jst - 19 avril 2019 dans 9 h 09 min

    Bonjour ,

    Apres 1O ans de vie commune et 2 enfants , je découvre que ma femme a une maladie mentale non diagnostiquée.

    Quand je lis les commentaires des autres , je confirme qu’il est quasi impossible de faire prendre conscience au conjoint malade la nécessité de se soigner .
    helas il n’y a rien a faire . La société est impuissante , les médecins généralistes ne savent pas ce qu’est la maladie mentale ( un peu de repos vous fera du bien point barre )
    J’en veux énormément a ma femme ! je me sens trahi j’ai pas d’espoir , j’ai envie de mourir ou de partir très loin mais j’ai pas envie de lui laisser les enfants , et se séparer coute trop cher de toute façon . Alors ça va être quoi ma vie ? Je ne supporte pas l’idée d’être la serpillière de service pour cacher la maladie de ma femme . J’ai des idées très noires . Je pense que ça va très mal se finir . Je vais finir par régler les choses avec violence et la je ne sais pas ce qu’il va se passer .Je vais finir en prison a cause de cette putain de maladie qui me rend dingue !!

    Répondre
  19. Garelli - 30 avril 2019 dans 7 h 21 min

    Bonjour je pense avoir certains symptômes comme la perte de intérêt de confiance en soi la colère la perte de sommeil et c …. Mais je me suis toujours battu . Ma compagne est partie car je suis restée en colère longtemps mais je ai repris pied peu a peu . Elle s est éloignée elle s est protégée.
    Ce qui est dommage dans tout ça c’est la culpabilisation . Que certains partent ou restent il ne faut pas culpabiliser . Si l individu prime sur le couple c est que cet individu pense que c’est mieux ainsi pour lui .Et on ne peut forcer personne .mon ex m a dit ça aussi tu n es plus le même on n’ a pas évolue pareil et maintenant que j’ arrive à gérer mes émotions à ne plus être en colère a bien m occuper des enfants elle me dit oui je ne pensais pas que tu y arriveras ( je lui ai dit … pourtant). Mais la partie n’ est pas gagner elle part seule avec ses copines en vacances débranché le tel de son appartement les jours ou elle n’ a plus les enfants me parle du jour où elle aura quelqu’un …. Bref c est dur de gérer ses émotions. Mais je ne craque pas . J’ ai fait des progrès pour moi . Elle ne revient pas mais même si c est regrettable j ai du avoir besoin de tout ce temps pour comprendre mes difficultés et y répondre correctement. En attendant elle a subi et n a pas pu rester considérant que je resterai toujours comme ça. Pour résumer quand on dit aimer quelqu’un il faut aimer cette personne dans toute sa dimension et être bienveillant avec le conjoint qui a subi et qui même s’il aide la personne en difficulté peut être tenté par une vie plus simple. Mais et je dis bien mais aucune vie n’ est simple et tout le monde a des hauts et des bas .

    Répondre
  20. Garelli - 30 avril 2019 dans 7 h 27 min

    Bonjour
    Ce qui est difficile c est de s engager avec quelqu’un dont on ne connait pas la totalité du caractère. Et il faut savoir y faire face. Et etre patient et comprendre que le conjoint ne sera pas la clé pour résoudre cette difficulté . La clé est ailleurs et il faut accepter cela aussi des limites . Cette difficulté est propre a cette personne et il faut travailler pour la résoudre avec les bons outils.
    Je pense que les conjoints qui partent ou restent mal ne s engagent pas dans cette voie.

    Répondre
  21. Annie Loiselle - 25 mai 2019 dans 14 h 41 min

    S-V-P, veuillez corriger les homophones on et a dans votre intertitre: « quand ont à des enfants » pour « quand on a des enfants »

    Répondre
    • Patrice Machabée - 3 juillet 2019 dans 15 h 51 min

      C’est fait, merci pour les corrections 😀

      Répondre

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